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mercredi 24 novembre 2010

Chaos automnal.






La ville continuait son lancinant et langoureux strip-tease automnal. Les arbres s'effeuillaient joyeusement perdant leurs vêtements bigarrés. La métropole comme un artisan du 281 dévoilait son phallus grisâtre. De mon salon, j'observais qu'il avait bien besoin de viagra pour retrouver une rigueur et une vigueur honorable. Malgré tout, il pointait la grisaille d'un ciel gris menaçant.


Gris. Gris éléphant. Pachydermes fascisants. Ils n'ont pas de cœur, pas d'âme. Leur démarche mécanique ne vise qu'à broyer des humains pour satisfaire la maudite machine. Je propose de faire éclater cette satanée machine. Boum!


Boum! Boum! D'exploser mon cœur a cessé, rapiécé il a été, je l'ai rafistolé comme une vieille swamp pompe. Dans les restants de jus de désespoir il s'est remis à pomper la vie. Les soubresauts de marde ont cessé à la lumière du vide... Puis, nouveau coup de masse dans la pompe à vie. Mon amie, depuis une vingtaine d'années, cette chère Petitloup songe à s'exiler chez les belges. Ça fait BANG en esti. Ne me quitte pas comme chantait l'autre belge. Je déconne un peu, je sais qu'elle prendra la bonne décision pour trouver son bonheur. Quand mes amis sont heureux, je le suis.


Heureux?!?!? Je sais pas... Cet automne, le petit bonheur est simple. Le Lutin l'a ramassé. Avec des crayons de bois on l'a colorié en écoutant de la musique.



Photobucket




Le choix de l'image revient au Lutin qui vit une intense période starwarsienne. Les couleurs surnaturelles illustrent notre quête d'originalité et d'authenticité. Ça va en prendre de la couleur parce que la République Démocratique du Québec s'embourbe dans un infâme bourbier, pis le gars qui a les deux mains sur le volant fait rien que peser sur le gaz, faque on cale dans marde...




















samedi 13 mars 2010

Vacances des barbiers






Quand j'étais enfant, il y avait un barbier qui avait pignon sur rue qui affichait régulièrement ce message en devanture de son humble commerce: ''Vacances des barbiers''. Or, à en croire la régularité et la fréquence avec lesquelles l'affiche apparaissait à la vitrine du salon, j'en suis venu à croire que les barbiers étaient tous de sacré flemmard. Aujourd'hui, en ce beau samedi ensoleillé je vous invite à célébrer la procrastination. Fais comme moi et va rejoindre les barbiers an Procrastinie!






samedi 6 mars 2010

Parasite, comme un dragon qui se fait bouffer par son ver solitaire ou un moine bouddhiste qui se masturbe en regardant son reflet dans l'étang.

Wôô là! Y pas juste la littérature pis la poésie dans vie! Réveille-toi! Les journaux existent aussi! Ils servent pas seulement à éponger la marde de ta perruche dans le fond de sa cage malodorante. La preuve un lumineux texte extrait de cyberpresse:

Une bière pour les os

Agence Science Presse

Une bière par jour garde l'ostéopathe éloigné parce que la bière est riche en silicium.

L'hypothèse ne fait pas l'unanimité, mais elle déculpabilise. Sauf que les fabricants aimeraient bien savoir quelle bière est la plus efficace.

Des chercheurs de l'Université de Californie ont analysé 100 bières - le compte-rendu ne dit rien de l'ambiance dans le laboratoire - et concluent que parce que l'essentiel du silicium provient des enveloppes de l'orge malté, les bières dites légères, blondes ou rousses, seraient les plus riches en silicium (Journal of the Science of Food and Agriculture).


Je te laisse tirer les conclusions toi-même tandis que le silicium circule dans mes veines. J'imagine que c'est clair comme de la musique pour les sourds... C'est pas grave j'ai l'habitude! La prochaine fois je te fournis un plan ikea traduit en finnois.





Ça donne le goût d'être un ver solitaire?



Je t'en offre un:


Un ver solitaire ne l'est jamais que pour te mener en bière.



Ah!Poésie!Quand tu me tiens!


lundi 4 janvier 2010

Regarde le café tomber et bois de la neige heureuse.




Ben non! C'est une blague! Flash Gordon est heureux aussi lorsqu'il boit du vin rouge en regardant Fesse Bouc couler en flammes au milieu du lac Kapississite. Ton blogueur préféré doit pourtant se résigner à revenir dans le droit chemin, tout à l'heure, le réel et ses accablantes obligations viendront le fouetter de plein fouet dans le feu de l'action qui brûle et enflamme mon cœur de vigoureux blogueur qui n'a peur de personne même s'il n'a pas de Harley Davidson pétaradant comme l'anus d'un gars qui aurait trop mangé de bines au lard, saucisses et bières. Stu clair?


jeudi 24 décembre 2009

Toujours vivant!

Je suis pas mort! Dans le feu de l'action, Flash est. Je me prépare à affronter Nowelle avec flegme, humour et jovialité... J'ai le cœur léger cette année. Le lecteur attentif et sensible se rappelle que l'an dernier, je baignais dans une sauce phoque Nowelle, quatre fois me suis saucé dans cet infâme brouet. Cette année, je te crisse la paix avec Nowelle. Santé! C'est jipi qui offre une tournée! Santé les crottés!

dimanche 19 juillet 2009

La guigne ou comme on dit dans un mandarin plus qu'approximatif: shit happens!










Je ne veux pas transformer ce blog en blog de vieux bonhomme qui te raconte ses petits bobos de vieillard. Cependant, je me permets de te narrer ma dernière aventure. Le lecteur assidu, attentif aura remarqué que Flash Gordon prenait un antibiotique. Or, à la loterie de la pharmacologie moderne, ton blogueur favori a pris le numéro gagnant. En effet, j'ai fait une réaction allergique à l'antibiotique, ironiquement, c'était la dernière journée où je prenais ce produit nocif. Mon beau corps de brute s'est retrouvé couvert d'une multitude de boutons rouges qui brûlaient et démangeaient. Vendredi matin, le lutin était en ma rougeoyante et brûlante compagnie. Je ne pouvais donc pas aller à la clinique dès la première heure... Quand sa mère est venue le cueillir, je me suis dirigé à la clinique. Arrivé là, léger problème, la clinique était fermée. Je téléphonai à une autre clinique où l'on me disait qu'on était tout aussi fermé que l'autre établissement. En plus, je devais aller quérir un ami et sa poule à l'aéroport à 13h30! Il était 10 heures. Je me calmai un peu le pompon en buvant un ti café. Entretemps j'appelais à ma pharmacie qui me recommandait chaudement d'arrêter mon antibio. Ô joie! De retour de l'aéroport, je me dirigeai vers la pharmacie pour aller m'acheter du benadryl. Lorsqu'elle m'a aperçu la pharmacienne m'a vertement ordonné de voir un médecin au plus vite. De toute manière dans un cas comme le tien, on n'attend pas, on passe rapidement, dit-elle. You bet! dis-je dans un mandarin plus qu'approximatif. N'écoutant que mon courage et la sensation de brûlure ainsi que mes démangeaisons, je partis à l'hôpital. L'infirmière au triage me dirigea vers la polyclinique où j'avais téléphoné plus tôt dans la journée. Non, elle n'était pas fermée! J'y arrivai un peu avant 16 heures et je rencontrai le médecin à 20h30. Maintenant, qu'est-ce qui peut bien se passer en 4 heures dans une salle d'attente?



La littérature, c'est comme un buffet on peut en reprendre. Je remercie Patrice Desbiens et Mistral de m'avoir accompagné dans cette lugubre salle d'attente
où le temps semblait figé dans le jello. Je pensais à mon fils, le lutin, je riais dans ma barbe. Cette semaine on jouait à un jeu, je devais nommer un animal et il en faisait un super-héros. Or, après quelques minutes j'avais désigné beaucoup d'animaux, ainsi certains étaient rejetés. Soudain, la chèvre. L'homme-chèvre était prêt à sauver la veuve et l'orphelin. Je riais. Je riais. Le lutin ne comprenais pas. Le comique procède comme le rêve pour faire jaillir le rire. Il combine des éléments qui n'ont aucun lien ensemble et bang! Il frappe. L'homme-chèvre me faisais rire et le temps passait. Le chanteur de Def Leppard braillait: Pour some sugar on me. Pour some sugar on me. Pour some sugar on me. Desbiens me demanda Qui tu blâmes? (En temps et lieux 2, p. 11) Je ne pouvais certainement pas blâmer Mistral de quoi que se soit vu que son anti-roman Carton-pâte/Papier mâché m'a comblé de liberté, de poésie et d'humanité. En plus, c'est avec surprise et ravissement que je lisais qu'il aime Les pétroleuses (Carton-pâte, p.88) Soudain, Peter Schilling s'est mit à chanter son succès Major Tom. Toujours mauvaise cette chanson! Entre deux macabres nouvelles , la télé donne un cours sur quand donner de la bouffe solide à son bébé. Autour de moi, les gens s'impatientaient. Évidemment quand toute la famille vient à la clinique, l'attente devient insupportable. Un jeune arabe à l'oeil mauvais invectivait la réceptionniste au comptoir d'acceuil. Un noir qui accompagnait un ami le taquinait en lui disant qu'il avait le sida. La main dans la glace un homme et sa femme riaient de sa maladresse. Moi, je demeurais calme. I'm a patient boy. L'image de l'homme-chèvre du lutin vint à nouveau me faire sourire. J'entendais la voix de Desbiens, celle de Mistral me réconfortait dans cette interminable attente, supplice de la goutte post-moderne, simulation de la noyade dans le vide intersidéral, chaise électrique débranchée, guillotine sans lame, échafaud sans ascenseur... 20h15! Le tableau affiche le numéro B302, j'aivais le B321. Lueur d'espoir. Plusieurs personnes n'avaient pas ma patience. De sorte que les numéros défilaient maintenant à une vitesse affolante. B321 salle 04! J'y courus! Un dernier 5 minutes de vide temporel, puis bang le médecin entra en scène.

Gentil médecin: Salut

FG en combinaison de boutons: Salut, ça va?

Gentil médecin: Oui, qu'est-ce que je peux faire pour toi?

FG en combinaison de boutons: Bin, je prenais de l'Amoxil à marde pis j'ai fait une tite réaction...

Gentil médecin: Tabarnak! Méchante réaction, je pensais que t'avais un coup de soleil! Méchant rash! Ça c'est imprévisible et très fréquent. Parfois les gens ont une réaction en prenant la première pilule, d'autre à la troisième. Des fois c'est la quatrième fois qu'ils prennent le médicament pis à la fin du traitement comme toi les boutons sortent. Tiens, je vais te donner une prescription un puissant anti-histaminique pis un petit boost. Tu vas prendre ça pendant 7 jours.Ça va t'aider.

FG en combinaison de boutons: Merci, bonne soirée...

Gentil médecin: Merci, fais attention à toi mon homme.

Je quittai les lieux rapidement, ne m'arrêtant que pour cueillir mes nouveaux médicaments chez le pharmacien, pusher des bien-pensants. Je descendais le boulevard l'Assomption afin de prendre le bus sur la rue Sherbrooke. J'étais à 200 mètres de l'arrêt lorsque le bus se pointa. Bloqué au feu rouge, le véhicule était immobile. Je me mis à courir comme un fou. Comble de malheur! Le feu tourna au vert. J'accélérai, mais une combinaison de boutons c'est lourd en esti. Trop tard. La guigne avait contaminé ma journée. J'avais raté le bus. Je me résignai à me rendre jusqu'au métro. Métro l'Assomption, ténébreuse station, le quai en était désert. Il n'y avait que mes boutons pour combler le vide. Balade en métro. 21h30 j'étais enfin chez moi. Exténué, vidé, déprimé, assoiffé, affamé. Mon corps brûlait et démangeait toujours. Je mangeai une pizza fraîchement livrée. Je pris 2 pilules vertes en buvant de l'eau et en mangeant un popsicle orange. Je me sentais comme Red Ketchup! J'avais maintenant besoin de support chimique pour survivre... J'allai enfin me coucher pour dormir du sommeil du juste.

''En m'éveillant ce soir dans la demi-pénombre de ma chambre, la bouche mauvaise de trop de gin, ma première intuition d'homme conscient fut que j'étais ébloui de vivre. Ébloui de vivre.''

Christian Mistral, Papier mâché, p.146



Malgré cet éblouissement, les démangeaisons et et les brûlures régnaient sur mon épiderme. Je retournais tout de même au pays des beaux rêves:







Pourquoi Marilyn Manson? En fait, j'ai choisi cette chanson parce que je l'ai toujours aimé. De plus on peut voir dans ce clip M. Manson se frotter vigoureusement la bedaine. Or, il me semblait que mon ventre était le foyer de la démangeaison et je rêvais de me gratter le bedon avec un tesson de bouteille à la manière Manson.














mardi 16 juin 2009

Ça sent l'été!

Hume l'air! Laisse le soleil te caresser chaleureusement! Sens la fine brise semer sensuellement un léger chaos dans tes cheveux. Regarde langoureusement les belles filles et les beaux gars. Ça sent l'été. Parfum de délinquance, de plaisir et de joie. Écoute le son des hauts-parleurs. J'ai soif, par bonheur je n'ai plus que ma vie à boire dans le frigo. Santé!







Le Nombre: Le son des hauts-parleurs from Bonsound on Vimeo.





dimanche 12 avril 2009

Bon, Pâques astheure...



Ça fesse tout de même comme image et symbole!






Le lecteur assidu se rappellera de mon amour démesuré de la fête de Noël. Je ne peux peux pas dire que je raffole autant de Pâques. Cependant, je ne peux m'empêcher de me poser certaines questions. Pourquoi les catholiques vouent-ils un culte à un supplicié? Jésus était-il un Québécois? Qu'est-ce qui serait arrivé si Ponce Pilate ne s'était pas lavé les mains? Quelle est la couleur de la résurrection? Est-ce que le criss de jambon est obligatoire dans un repas pascal? Est-ce péché de rester tout nu le dimanche de Pâques pis de chanter des chansons cochonnes? Pourquoi n'y a-t-il pas de ti Jésus en chocolat? Me semble que ça changerait des ostis de lapins, des tabarnaks d'oeufs, pis des personnages comme Spiderman, Madagascar, Dora, Pamela Anderson pis Madonna en chocolat... En tout cas, à tout le moins, c'est congé demain!










jeudi 6 novembre 2008

Au mantra électoral, économie, je réponds, poésie!

Ce bon Johnny a décidé de jouer à la roulette démocratique. Le Mantra électoral de presque tous les partis sera économie. Phoque! Z'ont pas de projets sociaux ces zigotos! Z'ont pas de projets culturels! Z'ont pas de projets... Outre jouer et gagner le pouvoir! Parlez donc de poésies, de fraternité, d'amour et de folies... J'affiche mes couleurs! J'ai bien dit presque tous les partis, heureusement, il reste quelques humanistes en République Démocratique du Québec. Me semble que se serait un Québec plus juste, plus ouvert, plus humain, plus poétique à tout le moins... Alea jacta est!