Pendant mon absence, je n’ai
pas que combattu des zombies, le spleen et la bêtise humaine. J’en ai aussi profité pour lire. Un peu comme
pour l’orgasme, le sommeil et l’hygiène
dentaire, il ne faut pas sous-estimer les bienfaits de la lecture. La littérature
et la musique m’ont sauvé la peau plus d’une fois, voilà pourquoi je veux te
partager ma dernière lecture. Jouissive, reposante et rafraîchissante! Yéa!
Les frères Sisters est une
époustouflante aventure western! Bon, je sais. Je suis en retard. Ce livre date
de 2012! À ma décharge, je dois te
confesser que, lorsque tout le petit
monde des médias québécois se pâme pour un livre, un film ou un artiste, j’ai
tendance à fuir. Heureusement, autour de moi, mes amis n’ont pas cette vilaine
habitude. Ainsi, mon amie PetitLoup et son beau Gregounet me l’avaient
chaudement recommandé tout en me le prêtant amicalement. (J’abuse un peu des
adverbes. Ça m’arrive.) Donc, j’ai lu ce roman avec grand plaisir.
Revenons donc au roman, c’est
la palpitante histoire de deux frères qui mènent une affaire pour le Commodore.
Comme si des Vladimir et Estragon trash-western partaient pour une chevauchée
sauvage au lieu d’attendre Godot. Nos deux lascars ont la fâcheuse habitude de
légèrement s’imbiber d’eau-de-vie. Paradoxale habitude, si l’on considère qu’ils
sèment des morts sur leur route. À prime abord, ça peut sembler un peu
sanglant, mais l’un des deux frères traverse une crise existentielle. Puis disons-le,
tous les questionnements de cet anti-héros ont trouvé écho dans le cœur de ton
blogueur d’amour. Bref, je te souhaite de lire cet étonnant et puissant roman.
Tu pourrais lire ce roman de
Patrick Dewitt joliment traduit aux éditions alto, avec du Johnny Cash pour
trame sonore. Hop! Un Johnny! Un whisky! Une page! Yéa!