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vendredi 23 janvier 2015

Le tabac fait souffrir ses victimes avant de les tuer, un peu à la manière du monde dans lequel on vit.







Je te mentirais si je te disais que je suis remis de l'élection du gouvernement Couillon...Couillard... Coward. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas qu'on ait voté pour ça. Ces gens-là m'horripilent au plus haut point. Ceux qui les ont élus, tout autant que ceux qui l'ont été. Je suis encore en tabarnak. D'autant plus, que l'actualité mondial ne me laisse pas croire que nous vivons dans le meilleur des mondes. Charlie s'est fait troué, Suzanne Lapointe est morte, la liberté d'expression doit être respectueuse, notre petitesse se mesure à la hauteur des débats qui animent notre monde. Je me permets de citer un ami qui m'est cher: Je suis micro-optimiste et macro-pessimiste, j'ai confiance pour mon avenir mais pas en celui du monde. Yéa. Bref, on s'en va chez le diable. Heureusement, il reste quelques lesbiennes bavaroises pour remplir l'univers de joie et de bonheur. Yéa!




Je vous pardonne presque tout vu que je suis Charlie, Paul, Pablo, Flash, Anthony, Papa, Dieu et Phqoue-Off.



vendredi 11 avril 2014

Vox populi, vox dei? Vraiment?



C'est donc beau la démocratie! 



Lundi soir en voyant les résultats des érections, je trouvais que le Québec bandait vraiment mou. J'aime pas ça le mou. Le manger mou, les mains molles, la balle molle, des esprits mous, le mou ça fait pas des enfants forts. Une solution, comme une lumière à travers un tunnel de jello s'est pointée. J'allais quitter la Belle Province! J'ai donc demandé l'asile politique à l'Absurdistan. Malheureusement, les fonctionnaires Absurdistanais qui ont étudié ma requête, ayant vu les résultats de notre belle soirée électoral, sont littéralement morts de rire. Toujours secoués par les spasmes de leur rire funeste, leurs rigides cadavres tenaient fermement les pages de ma demande d'immigration et l'enveloppe brune remplie de dollars canadiens que j'avais envoyé.  Humainement, j'ai observé une minute de silence à leur mémoire. En fait, j'étais plus bouche bée qu'autre chose. La bêtise démocratique m'avait frappé en pleine gueule de sorte que je me taisais. 


Parlant de se taire. Peux-tu me dire qui a voté pour les Libéreaux de Phiphippe Couillon? Autour de moi, personne ne l'a fait! Remarque, lorsque tu votes pour des gens corrompus, malhonnêtes, bêtes et machiavéliques, tu ne t'en vantes pas. Cela doit être la sagesse populaire dont parle toujours les démocrates. Anciennement, on disait vox populi, vox dei , la voix du peuple, la voix de Dieu. Tabarnak! Un argument supplémentaire pour se proclamer athée et anarchiste! Phoque populi, phoque dei! Yéa! 










P.S. Je retournerai voter  lorsque le scrutin sera proportionnel. 








dimanche 13 mai 2012

Fête des Maires.










J'ai croisé l'inévitable Tony Accurso. Il souriait en signe de piastres à l'idée d'offrir des croisières sur le somptueux Touch aux maires de la belle Province. Le prospère homme d'affaires déclara qu'à l'occasion de la Fête des Maires, il pouvait bien gâter ses amis politiciens municipaux. J'ai alors compris que la maîtrise du français de Tony était inversement proportionnel à sa capacité à faire du fric. Étant donné ses récents déboires avec la justice, je lui ai dit: Écoute Tony, Tony, écoute... tu confonds maires et mères. Tu mêles Mama avec Gérald ou Régis... 'Tention Tony! Tu vas encore te mettre dans le trouble! Tsé, je suis serviable, j'aime pas ça quand le monde se met les pieds dedans les plats.



Joyeuse fête des mers! Pis phoque les maires! Je pense surtout aux mers comme la Morte, la Caspienne,  la Noire, la Méditerranéenne... Yéa! Party d'eau salée!




vendredi 21 octobre 2011

Quand Jean Charest se prend pour Marlon Brando et que nous sommes la pauvre Maria Shneider.




Personnellement, j'aurais préféré que la fameuse commission d'enquête porte sur un sujet plus brûlant. Il me semble qu'en ces temps d'incertitudes, de marasmes et de décrépitudes morales et sociales, il aurait été préférable que la réflexion porte sur les qualités lubrifiantes de la margarine blanche par rapport au beurre. Ça aurait fait plaisir à la mafia des producteurs laitiers. De plus, j'aurais eu moins l'impression que Jean Charest se prend pour un dévastateur de sphincters. Je dis ça de même, en passant. Qu'en penses-tu, cher et éclairé lecteur?




Ça va donner un autre gros tas de marde. Non?










jeudi 21 juillet 2011

Chronique d'une fin du monde annoncée.




Salut à toi fidèle lecteur, ça fait un p’tit bout que je t’ai écrit… Calme-toi!  Vois-tu,  je suis occupé à vivre pis à baigner dans mon jus. Laisse-moi quand même te gratifier d’une petite chronique caniculaire. Sers-toi ton breuvage frais préféré. Mets-toi en bedaine. Il va faire chaud. Parenthèse : ici je ne fais pas de sexisme, je suis féministe, donc tout le monde torse nu. Free the tits! Liberté pour les totons quels qu’ils soient! Bonsoir elle est partie! (La chronique!)



 La lune brillait. Une légère brise rafraîchissait cette chaude soirée estivale. J’étais sur mon immense terrasse avec vue sur la ruelle, je sirotais de la climatisation en bouteille brune. La lune brillait encore. J’avais le regard hagard. Pensif et rêveur. Soudain, un triporteur de crème glacée surgit dans un rayon de lune. Le pédaleur s’immobilisa et ouvrit la porte de garage de l’entrepôt. Le pauvre vendeur de friandises glacées semblait exténué comme l’Amérique. Sacrament d’Amérique amère malade de son économie, esti d’Amérique omnipotente omniprésente, cibouère d’Amérique qui oublie ses enfants, crisse d’Amérique qui écœure le monde entier avec sa démocratie qu’elle peine à appliquer. Maudite crisse d’Amérique qui méprise les pauvres, tanarnak d’Amérique qui creuse  le fossé entre ses riches et ses pauvres.  Côlisse d’Amérique tu me fais chier. Beau tabarnak de tissu de mensonges hypocrites que l’on nomme Amérique, je t'emmerde!  Alors que je jonglais avec ma crotte de pus anti-américaine, un éclair chimérique hallucinatoire  traversa mon esprit. Check ça!  








Métaphore d’une fin du monde évidente. Ces images évoquaient pour moi la fin, le bout du capitalisme dans toute son horreur et son erreur. Dead end.  Fin du monde évidente. Elle est là. Elle frappe à nos portes. Ce qui se passe aux États-Unis va se produire ici et ailleurs. La mondialisation ne reste que la propagation du mal. Rappelle-toi, le KKKanada a élu les CONservateurs.  Partout cette bêtise règne, sinon c’est un gouvernement populiste totalitaire : Salut Raoul! Salut Hugo! Salut Kim et tous les autres…  Phoque! Ça va mal! Pis là, j’ai pensé à Cormac McCarthy. Horreur pure. J’ai pensé à sa route pas mal moins  romantique et sexy  que celle de Kerouac. La boule est montée! J’ai eu viscéralement  peur pour le Lutin. Géhenne postmoderne, le parc Six Flags de  la Nouvelle-Orléans incarnait un  Titanic du monde occidental. Vas-y Céline chante que ton cœur va battre ostie de conne! Ton cœur était une pompe à fric pour la déchéance du capital… pardonne moi cher lecteur, je m’emporte. Tu me connais, j’ai la mèche courte.  Tout ça pour te dire que l’été n’est pas une saison aussi légère qu’elle ne parait. Perso, mes plus gros spleens sont estivaux… Crissement plus punk que toi ma chouette! Santé les crottés! Savoure cette goutte de WD-40 :









Qu'en penses-tu cher fragile lecteur? Partages-tu mon optimisme abrasif et glissant?






samedi 29 janvier 2011

Le diable d'Amérique.



Diable d'Amérique! Je veux te glisser un mot à propos du diable d'Amérique. En fait, je vais t'en faire le portrait. Tu pourras ainsi, comme moi, frémir des sévices qu'il infligera vicieusement à l'humanité. Sers toi un verre de ton alcool préféré, on part.



À première vue l'animal a l'air inoffensif. Ce diable a flirté avec l'angélisme des marxistes-léniniste-trotskyste-maoïste-boulechiste post soixante-huitard. Il avait l'air tout doux, un ange de douceur. Le bon Québec l'a nourri, l'a engraissé. Sans que personne s'en aperçoive, l'ange a vu sa douceur faire place à l'intransigeance et à la violence. Les jolies ailes ont disparu, les cornes rouges ont fleuri alors que l'on a alimenté la bête. Elle a pris de l'ampleur. Grâce à tes bon soins, c'est un animal vorace et prospère. Il a du succès dans tous les domaines. Le démon américain te vend de tout: des magazines, de la térébenthine, des journaux, des oripeaux, des pilules, des bidules, des musiques, des gamiks, des skidoos, des hiboux, des voitures de métros, des banjos, des cossins à 1 piasse, des bonbons dégueulasses, des la sloche aux poussins écrapoutis, du riz, des pirouettes, des girouettes, des ballons qui tournent sur ton nez, des organes plastifiés, des bijoux, des ripoux, des romans, des forbans, des poutines, des collines, des bières, des prières, des saucisses, des calices... Bref, le diable est partout! Il veut ton bien et il l'aura.



Infatué, méprisant, arrogant, le diable d'Amérique est merveilleux! Si par bonheur, il t'embauche tu pourras apprécier sa magnanimité comme sa générosité. Ah! Tu rouspètes? Pas grave, le diable déplace tes emplois en Amérique du Sud, en Asie. Il se garde l'Afrique pour dumper ses déchets... La bête ne se limite plus qu'à l'Amérique. Tu te dis j'ai une job de bureau, qu'importe, le bourreau va frapper comme le chante joliment Didier Wampas: De toute façon un beau jour ils fermeront les bureaux, comme ils ont déjà fermés toutes les usines! Tu ne gagneras pas, si jamais, il trébuche malencontreusement, comme GM par exemple, ton bon gouvernement viendra aider le diable à se relever.



Je ne te sens pas convaincu. Je te rappelle cependant qu'au lendemain du 11 septembre 2001, te causant de l'Axe du Mal, le diable d'Amérique exhortait ses concitoyens comme toi à aller consommer, consommer, consumer, voilà ce que veut le diable d'Amérique, qui n'a plus d'Amérique que le nom parce qu'il est partout de Tombouctou à Waterloo en passant par Tokyo et Chibougameau... L'as-tu vu? As-tu vu le diable d'Amérique? Pendant que tu penses à ça, je vais aller m'acheter un autre ipod, un cinquante-troisième jeans, des Converses, un t-shirt du Che pis une bouteille de rhum...











On s'en sort pas, nous avons tous de la sympathie pour le diable!











jeudi 26 août 2010

Embarque on ira pas vite au jardin zoologique.








J’ai un merveilleux souvenir de zoo à te raconter. Un souvenir vintage comme des vieux magazines qu’on lisait d’une seule main, il remonte à la surface du présent provenant de mes années 80. Attention, tu ne verras plus jamais le zoo de la même manière. C’est une réminiscence presque magique.


Allons-y! Véritables Marty Mcfly perdus au zoo, nous nous amuserons comme des fous...


Ça n'allait pas très bien entre mes parents, il y avait orage à l'horizon. Peu importait ce petit détail, en bons parents ils nous emmenèrent au zoo. Par une belle journée ensoleillée comme une palette de couleur, nous allions voir d'étranges animaux.



Le soleil immense jaune d'œuf brillait de tous ses feux. Le ciel bleu poudre d'escampette affichait une limpidité inhabituelle que les nuages blanc virginal troublaient à peine. Ma mère, ma sœur et moi portions tous des shorts bourgogne oxydé qui se mariait très bien au marine post-naufrage de nos t-shirts. De plus, la couleur de nos shorts rappelait la rouille du char de mon père. La grosse voiture vert désert tachetée de rouille faisait un bruit infernalement pseudo-sportif. Le silencieux percé donnait son charme sonore au véhicule, tout comme son charme olfactif, en effet, ça sentait l'essence et la fumée dans cette immonde et verte bagnole ce courtoisie. En effet, c’était un véhicule de courtoisie car le Caprice Classic brun amour du paternel était en réparation au garage, un gros garage.




Parlant du géniteur, le père portait un jean trop usé au niveau des parties génitales, une chemise à carreau pré-grunge et une grosse barbe de Kamarad. Il conduisait nerveusement, la voiture filait à vive allure vers le zoo. L'orage pointait à l'horizon. Il prit la forme de nauséabondes vomissures que ma sœur expulsait de sa petite bouche. Ma mère se mit à hurler, mon père se gara sur le bord de l'autoroute et ma frangine put terminer sa besogne sans le roulis et l'odeur de l'auto. Alors que ma mère pestait contre mon père et son crisse de char, nous reprîmes la route pour le zoo. L'odeur de vomit dissimulait outrageusement toutes les autres effluves qui auraient pu venir titiller mes narines.



Une heure après l'épisode de mal des transports de ma sœur, la tension entre mes parents était plus que palpable. Mais, je m'en tamponnais le coquillard parce que je verrais enfin les animaux. Tous les animaux étaient mes amis!


La matinée se déroulait joyeusement alors qu'on avait la chance de voir des lions beiges dentistes, des tigres aux couleurs des bobettes de spandex de David Lee Roth, des ours blanc et brun revellos séparés, des singes à cul rouge vif, des rhinocéros gris patio, des oiseaux multicolores que n'aurait pas renié la communauté gay mondiale... Mais, l'orage menaçait toujours! L'heure du lunch venue, nous nous installions pour pique-niquer quand les paons ouvrirent leur queue. Tous les paons! Le père dont le jeans arborait toujours de blanches traces d'usure sur les parties génitales fit comme les oiseaux, il se pavanait fièrement. Il tentait de charmer la jeune femme qui nous vendit les frites qui allait accompagner nos sandwichs au fromage Cinglé de Kraft. Ma mère dont l'œil de lynx et l’oreille bionique étaient toujours à l'affût ne manqua pas cette horrible scène.


Comme une véritable et merveilleuse famille nord-américaine nous mangions notre lunch. Aux sons des insultes, que proférait ma mère à mon père, nous digérions difficilement. Maman avait un talent certain! Pour décrire le père, elle réutilisait tous les noms des animaux que nous avions vus, accompagnés de jurons et de sacres bien de chez-nous. Ce jour-là, même les bêtes les plus exotiques devinrent un peu québécoises.


Au retour, le père conduisait de façon chaotique, ce qui ne nous empêcha pas ma sœur et moi de nous endormir. Comble de malheur, à cette époque ma sœur avait la vessie fiable comme le ziploc de Cannelle dans Passe-Partout. Alors que la voiture s'arrêtait dans notre entrée, je fus réveillé par un liquide chaud sur ma cuisse. Odeur de fond de litière. Joie! Elle bonifia le parfum du merveilleux véhicule de courtoisie.

Mais l'orage menaçait toujours. Quelques mois après cette mémorable visite, il éclata. Dans une grisaille et une morosité des plus abjectes, mes parents se séparèrent sous le tonnerre, les éclairs, mais tout de même dans la joie et l'allégresse de nous avoir emmené au jardin zoologique!

Embarque avec Flash Gordon et Willy Lamothe on ira pas vite… On va rouler doucement et tranquillement!











Aimes-tu ça les tours de machine?