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mardi 31 décembre 2013

2013 décôlisse!





Cette année de transition a transporté son lot de matière fécale. Assez le marasme! Je suis bien heureux qu’elle décôlisse.  J’utilise le verbe décôlisser à bon escient. Je tiens à t’annoncer que je suis devenu un Femen. Bon, probablement le plus viril de la gang mais ce n’est pas grave, j’aime bien ça me mettre torse nu puis de gueuler des slogans contestataires. Ça me rappelle mon enfance poche quand mon père me trimballait dans d’inutiles manifs syndicales. Cependant, c’est vraiment plus trippant et mes camarades (je sais qu’elles n’aimeront pas que je dise ça)  sont beaucoup plus jolies que des grévistes barbus. Ma tisane est finie. Bonne nuit. Bonne Année 2014.


Pour 2014, je te souhaite d’éviter la mer des tourments. Yéa!





Bises xxx













mardi 13 août 2013

Beer, steers and queers!



Mon cher lectorat, il y a une quinzaine de jours, je ne sais pas si tu as été attentif à ça, mais la presse s’extasiait devant la plus récente sortie du Pape, l’ineffable  Fanfois. La déclaration qui a le plus retenu l’attention des médias est celle à propos de l’homosexualité.  Dans un exercice de transparence totale, selon Jasmin L-L, le bon Papou a déclaré :

‘’Il ne m’appartient pas de juger les homosexuels, y comprit, au sein de l’Église.’’

Tout d’abord, M. L-L est directeur de communications de l’Église Catholique à Québec. Il doit bien être au courant que son employeur a inventé la publicité, les relations publiques pis comme disent les pros de la connerie, le damage control. Ça fait plus de deux mille ans que l’Église boulechite, ça s’arrêtera pas comme ça! Donc, en tout respect, mon cher Jasmin, pour la transparence, on repassera! Rappelle-toi! Lorsque tu consultes un dico pour chercher la définition d’obscurantisme, on te dit d’aller voir église catholique...

Ceci étant dit, revenons à nos moutons et particulièrement à l’agneau surtout celui qui enlève le péché pis avec lequel on se fait de bonnes mergez. En cette matière, le supposé péché,  faut javelliser plus blanc que blanc, or l’Église fait une compétition déloyale à Lavo... Quoi qu’il en soit, j’ai eu envie d’interpeller le Papounet. Hey Franky boy! T’es pas sérieux mon p’tit  bonhomme? T’aurais pas forcé la main sur le vin de messe? En tout cas, tu me fais bien rire. Malheureusement, ce rire est crissement jaune.

Oublions mon rire jaune et posons notre regard sur l’arc-en-ciel. Dans un reportage radio-canadien, la jeune journaliste qui avait bien fait ses classes terminait son topo avec un vox pop dans le Village. En v’là un pour qui ça changera pas grand-chose et v’là l’autre qui déclare candidement : ‘’On va attendre de les voir agir sur le terrain.’’  Phoque! Ça fait un  bon moment qu’ils agissent sur le terrain! En ce sens, je préférerais qu’ils disparaissent du terrain. Z’ont déjà assez fait de mal, allez du balai!

Une autre gang que j’aimerais voir disparaître du terrain de l’intolérance est la Russie. Dans une scène qui n’est pas sans rappeler le tango que dansait Duplessis avec l’Église Catholique, Poutine se laisse dicter par l’Église Orthodoxe une loi moyenâgeuse à l’encontre des gays.  Après ça, vont venir me dire que Dieu est amour... heu... Hello! Tu peux pas savoir comment ce monde-là, me met en tabarnak. Heureusement, la meuzik adoucit les mœurs. Je dédie la chanson qui suit aux églises de toutes sortes, aux bigots de tout acabit, aux hypocrites en tout genre et surtout aux gays et à leurs amis qui aiment danser. Yéa!



Hiiiiii! Haaaaaa!
 





P.S. Dans la Russie de Poutine, ce billet passerait pour de la propagande gay et ton blogueur préféré se ferait bastonner, arrêter et emprisonner. Est-ce ainsi que les hommes vivent?



vendredi 12 octobre 2012

Du sperme et du sang.






Au début du mois d’août notre bon Premier Sinistre, l’infâme John James, déclenchait des élections. Sur fond de crise étudiante, de crise sociale rapidement évacuées  du débat politique, le Québec allait aux urnes. Or, depuis le début de cette estivale campagne électorale, ton blogueur favori a tâté du cynisme de ses compatriotes. Il était gros! Impressionnant! Empruntant les largesses du tour de taille du bon Docteur Barette, que dis-je, aussi gros et hypertrophié que l’égo de l’incorruptible Duchesneau, le cynisme s’exprime souvent à travers un tollé au boycott du vote. Cet appel prend souvent la forme d’un slogan anarcho-végé-tantrique : Élections piège à cons.


Pardon!?!? Hein!?!?!? Ouate de phoque!?!?!?! Les choses étant ce qu’elles sont, ma vie étant la mienne, remplie de bruyant show ponque-croque, d’utilisation abusive de casques d’écoute,  mon ouïe n’a plus l’acuité qu’elle avait,  de sorte que la première fois que ton blogueur d’amour a entendu le dit slogan, il a plutôt ouï : Érections pièges à cons.  Les jokes de pipi, caca, foune pouette m’ont toujours fait rire. Celle-là encore plus, vu que ce bon Stephen Harpeur prononce toujours érection au lieu d’élection, à croire qu’il fait une fixation sur les bandaisons.  Ceci étant écrit, cela étant lu, laisse-moi donc te raconter ma journée d’élection ou d’érection…


Le soleil brillait de tous ses feux. J’étais grognon. J’en avais assez du soleil, de la chaleur, de la sueur, alouette! Quoi qu’il en soit, je me résignais à aller faire mon devoir de bon citoyen. Je détestais cette idée de devoir et de responsabilité. J’ai toujours voté dans la joie et l’expectative de voir ce qui arriverait. Un peu comme quand tu fais un mauvais coup pis que t’as hâte de voir le résultat.  C’était donc avec l’espièglerie au cœur,  que d’un pas allègre j’allais enfin être un bon citoyen!


Irradié par les rayons de l’astre de feu, j’arrivais énergisé à l’école primaire où se tenait l’élection dans le comté d’Hochelaga-Maisonneuve. Un gentil  bénévole m’a accueilli  en souriant. Une longue file d’électeurs empruntait l’escalier de terrazo  jusqu’au cœur de l’école,  siège des émotions démocratiques. Soudain, au bas du palier un autre bénévole à moustache a crié, 69! Bureau 69! Bingo! Bingo! Ai-je répondu gaiment. Par ici, monsieur. Je passais devant tout le monde suivant les indications du moustachu qui me dirigeait vers la table 69.

Une curieuse odeur de renfermé mêlée à celle des  sueurs politiques flottait dans le gymnase, la poussière virevoltait dans les airs, la table 69 m’attendait au fond de l’aire de jeu. Baignée par la lumière, radieuse, arborant un chandail à tête de loup déformée par une opulente poitrine et portant fièrement sa coupe de cheveux asymétrique rappelant vaguement les infernales  années 80,  Cindy la plantureuse et  angélique  lesbienne briseuse de cœurs souriait béatement. Parlant cœur, le mien venait frapper le carré rouge que la scrutatrice d’Hochelaga m’avait tatoué en avril. Pour être franc, il n’y avait pas que ma vieille pompe à hémoglobine qui s’activait. Bien que converti  à l’ascétisme et  aux vertus bouddhiques du punk, je sentais mon infâme membre viril qui pulsait dans mon slip trop troué.  


Arrivé devant cette satanée table, j’ai présenté mon carton d’électeur et une pièce d’identité. Tandis que ses collègues vérifiaient que j’étais bien l’humble Flash Gordon que j’étais sur la liste. Nos regards se sont croisés. En fait, ils ont fusionné dans un arc électrique seulement visible par nous. Shazzzzam! Alors que Germaine me tendait mon bulletin de vote, je ne quittais pas Cindy des yeux. Je me retrouvais derrière l’isoloir. Je dépliais mon bulletin de vote. Merde! Je n’avais pas pris l’esti de crayon officiel! En plus, j’étais finalement bandé comme un bouc. En fait, cette érection prenait tout l’espace disponible dans mon bermuda cargo, à tel point que je craignais qu’elle s’en échappe! La peur au visage j’ai sorti ma tête de derrière l’isoloir. Pssit! Pssit! Pssit! Cindy! Ma belle Cindy passe moi un crayon s’il te plaît, ai-je innocemment supplié. Sans le vouloir, je venais de déclencher une série d’événements qui rendraient à tout jamais mon exercice du vote lubrique, érotique et erratique.


L’expression érection piège à cons allait prendre tout son sens. Ma lesbienne végétarienne préférée s’est levée pour me donner de quoi faire des beaux X. Son sourire coquin accroché à ses lèvres pulpeuses et ses yeux bleus luxure venaient de m’achever. J’étais une érection! Bâton de dynamite au bord de l’explosion. J’ai pris le crayon mes doigts frôlant ceux de ma divine Cindy. J’étais sur le point de m’évanouir lorsqu’elle m’a posé cette simple question en portant son regard lubriquement affamé  sur l’origine de mon malaise. Es-tu content de me voir ou t’es juste bandé de voter? Pour toute réponse j’ai voté pour le candidat debout et orangé puis j’ai déposé mes lèvres contre les siennes en m’agrippant à la tête de loup de son chandail.  La suite serait épique, rien de moins.


En moins de temps qu’il ne le fallait pour égrener un chapelet un soir d’érection, Cindy avait libéré mon vit au gland turgescent pour le branler vigoureusement un peu comme ces travailleuses asiatiques exploitées qui vérifie les vibromasseurs à sonnettes en les secouant énergiquement. Après avoir dégrafé son soutif pour pincer ses mamelons pour lui prouver qu’elle ne rêvait pas, je relevais la jupe de ma compagne. Quelle drôle d’idée! Elle portait une tite culotte! Au point où j’étais rendu ce n’était pas une petite barrière de textile qui allait m’arrêter…  J’écartais donc la culotte aux têtes de morts. Du bout des doigts, je sentais la chaleur et la moiteur du sexe de ma végétarienne d’amour. Cindy s’est alors penchée, puis appuyée sur la table derrière l’isoloir. Mon  gland toujours turgescent se trouvait sur le bord de cet antre humide de plaisir. Elle a cambré les fesses et d’un coup de hanche plutôt rock, je l’ai pénétré profondément. Mon vit s’est enfoncé dans son con. Je continuais à rocker des hanches. Mon pieu entrait et sortait dans un pervers va et vient. Je commençais à comprendre l’expression piège à con alors que Cindy gémissait animalement.  Ma tête dépassait de l’isoloir et je m’activais,  toujours à soulager mon érection dans le con de cette curieuse fille aux cheveux de feu. Il y avait du sport! Yéa! On a beau dire mais quand on se fait aller la trique dans un con bien juteux, ça devient aussi excitant que sportif. L’isoloir était tombé. Je continuais à besogner Cindy résolument, ce faisant j’avais attrapé ses généreux seins pour lui en titiller les bouts. Elle s’agrippait à la table. J’ai envoyé un clin d’œil à ma compagne. C’est à ce moment là que j’ai remarqué qu’autour de moi ça s’activait solide aussi.


Le moustachu embrassait Germaine à bouche que veux-tu tout en malaxant sa poitrine! À la table d’à côté les deux scrutateurs avaient dégainé leurs verges et s’astiquaient mutuellement le manche. À l’entrée du gymnase, je voyais une gang de libéraux s’activer sur des électeurs. Je peux t’affirmer qu’ils étaient libéraux car ils enculaient les votants sans lubrifiant. Plus loin, des péquisses les imitaient ajoutant seulement un peu de beurre du Québec. Ça c’était du vote stratégique! Deux caquisses à casque s’adonnaient à un 69 que n’aurait pas renié leur comptable de chef. Des gémissements, des cris, des bruits lubriques, des pops, des zoukezouks s’élevaient dans Hochelaga-Maisonneuve. Cette symphonie sexuelle devenait la trame sonore du vote. Dans un coin, ça forniquait, dans l’autre on s’embrassait. Il n’y avait pas à dire,  les érections attiraient les cons pour le meilleur et le pire de la démocratie québécoise.


Je faisais corps avec Cindy. Mes mouvements étaient siens, mes mains étaient seins. Nous ondulions de plaisir. L’excitation atteignait un point de non-retour. Nous explosions! Dans un cri conjoint de jouissance, mon vit emplissait de semence le con de ma partenaire. Puis, c’était la queue encore dégoulinante que je déposais mon bulletin de vote dans la boîte. Sous la table, emboîtés l’un dans l’autre, le moustachu et Germaine s’amusaient ferme.  J’embrassais Cindy en m’excusant pour mon piège à con. Je traversais le gymnase enjambant des couples, des trios, des familles politiques et de fiévreux adeptes de l’onanisme. Dans l’escalier on se bousculait, tout le monde voulait jouir de la démocratie. Fraîchement converti aux joies du punk bouddhisme, je quittais l’école avec le sentiment d’avoir plaisamment fait corps avec ce que la démocratie québécoise avait de mieux à m’offrir. Finalement, les anarcho-végé-tantriques avaient raison : Érections piège à cons!


Quelques minutes plus tard, j’arrivais chez moi en souriant comme un dalaï-lama tatoué à crête. Dring! Dring! Dring! Le téléphone ne cessait sa plainte qu’au moment où je décrochais le combiné. C’était mon amie Petit-Loup! Je l’invitais à regarder la soirée électorale. Elle serait sportive! C’était sûr! Les diseuses de bonnes aventures, les sondeurs, les prophètes, les oracles et tous les journalistes et journaleux le prédisaient.


En début de soirée,  Petit-Loup est enfin arrivée. C’était toujours un plaisir immense que de la côtoyer.  Nous avons débouché une bouteille de gros rouge qui tache pour agrémenter cette soirée électorale. Crisse qu’on était festifs! Yéa! Assis sur ma spacieuse terrasse, Petit-Loup en grillait une et nous regardions les volutes de fumée en discutant de nos préférences en matière de couleurs électorales.  Soudain, ma Sympathique Voisine, attirée par notre brillante conversation, s’est jointe à nous.  Comme un trio d’analystes politiques nous avons donc continué à spéculer sur l’issue de cette journée électorale. Un dingue dong est venu me couper la parole. J’allais ouvrir la porte au livreur de pizzas. Je soulageais le pauvre homme de son fardeau en le payant alors qu’il prédisait une victoire de Fanfois Lego et de ses ti casques. Je racontais l’anecdote à mes deux compagnes tout en leur servant de la chaude pizza.


Après avoir dévoré notre pizza livrée par le petit cousin intellectuel de Gérard Deltell, nous sommes passés au salon, non sans avoir rempli nos verres de vin. Patrice Roy n’avait pas la voix, le flegme et le sex appeal de Bernard Derhum’n’coke, mais Petit Loup comme Sympathique Voisine n’en avaient cure puisqu’emportées sur une discussion sur le choix de société qui s’offrait à nous tous. Pour ma part, tant qu’il y avait du vin je considérais qu’il y avait de l’espoir.

De l’espérance il y en eu, alors que nous étions retournés nous aérer sur ma terrasse la pluie s’est mise à tomber. Cette pluie que nous n’avions pas vue de tout l’été me semblait aussi purificatrice que cette élection à la con. J’avais la futile et naïve impression que cette averse nettoierait ma belle Province. De purification, elle avait désespérément besoin. Donc, la pluie tombait et abreuvait enfin la terre desséchée. Parlant sécheresse, nos gosiers déshydratés réclamaient leurs doses de liquide, je remplissais nos verres et nous nous sommes tous retrouvés devant le téléviseur à regarder tout autant que commenter le spectacle électoral. 


Observer les résultats d’une aussi importante que symbolique élection à la télé c’était une balade en montagne russe émotive. Nous sommes montés dans les hautes sphères euphoriques de la joie à l’annonce de la victoire d’Amir et Françoise.  Puis, une effrayante chute nous a terrorisés chaque fois qu’un caca caquisse gagnait. Un réconfortant soulagement nous enveloppait quand un péquisse plantait un libéral. L’impression de déraillement offrait une pression constante à ce tour de manège politique. Les hauts le cœur se bousculaient dans nos gorges nouées d’inquiétude. La tendance se maintenait selon Patrice Roy, on aurait un gouvernement péquisse minoritaire. Nous revenions à notre point de départ alors qu’une femme prenait les commandes du manège enchanté qu’était le Québec. Je versais une tite larme comme mes deux invitées. C’était pas tous les jours qu’on avait une Première Sinistre…


Mes invitées ne jouissaient pas, comme leur chaleureux mais plutôt éméché hôte du statut de chômeur. Leurs obligations professionnelles tout autant que les bras de Morphée les réclamaient à grand cri de bâillements émus. Après échange de câlins et de chastes bises, Petit Loup et Sympathique Voisine m’ont donc laissé seul avec Patrice. La pluie tombait de plus belle. L’air était lourd comme les sombres rideaux de velours du tragique théâtre de notre démocratie agonisante


Histoire de digérer les tristes résultats de cette élection, qui avait tout de même donnée 50 sièges aux Libéraux dont il semblait qu’on ne serait jamais tout à fait libérer, je me servais un scotch que j’accompagnais d’une bière solitaire et  solidaire. La télé me montrait une Pauline radieuse qui discourait. Je sifflais mon scotch. Hop là! J’entamais ma douce bière quand deux gars sortis de L’agent fait la farce ont agrippé notre nouvelle Première Sinistre pour la sortir de scène. Leslie Nielsen était pourtant mort depuis 2010! La confusion régnait sur scène alors que Patrice Roy bafouillait aussi bien que ce bon vieux Derhum’n’coke.

La confusion faisait tranquillement place à l’horreur alors que l’on pouvait voir l’arrière train du Métropolis en flamme et que l’on annonçait que des coups de feu avaient été tirés. En fait, on le confirmait tandis qu’Yves Desgagnés arborait son sourire toasté des deux bords. La brillance de ses dents blanches n’ont pas suffit à éclaircir les ténèbres qui enveloppait d’un épais mystère le Québec entier. Soudainement, mon téléviseur montrait un hurluberlu à cagoule qui hurlait : Les Anglos se réveillent! Les Anglos se réveillent! Les Anglos se réveillent!


Pardon!?!? Hein!?!?!? Ouate de phoque!?!?!?! Les Anglos se réveillaient!?!?!?! Z’avaient enfin compris!?!?!? Compris qu’ils sont privilégiés d’avoir des soins de santé, de l’éducation et des services de toutes sortes dans leur langue maternelle.Je rêvais! J’hallucinais! Je fantasmais! Après seulement une heure de gouvernement péquisse à Pauline, ils avaient compris ce que de multiples années de lutte indépendantiste n’avaient réussi. Je jubilais de confusion et d’euphorie dans mon salon. Je dansais une tite gigue de bonheur. Mais,  cela a été de courte durée. J’ai été frappé par la dure réalité. Glou! Glou! Glou! 


Hein!?!?!? Ouate de phoque!?!?!?! Quoi encore!?!?!?  Glou! Glou! Glou!  Le sang coulait. Ce fou clamait le réveil des Anglos alors que le sang coulait. Glou! Glou! Glou! Ce dément était responsable.  Il y avait eu mort d’homme. J’osais espérer que ce n’était pas un réveil sanglant que les Anglos souhaitaient. Le sang coulait. Glou! Glou! Glou! L’hémoglobine engluait à tout jamais dans nos mémoires le souvenir de cette funeste soirée. Ce n’était pas qu’une figure de style. Glou! Glou! Glou!  Le sang jaillissait! Fontaine de sang,  mon téléviseur suintait de liquide rouge, épais, ferreux et froid. Glou! Glou! Glou!   Ça dégoulinait, je ne voyais plus clair. Il y en avait partout. La télé balbutiait dans les globules rouges. J’avais les pieds dans le sang. Le Québec baignait dans le sang. Puis,  je me suis mis à songer que si je te racontais ça, tu me dirais que c’était juste de la délirante littérature. À mon grand désarroi, la réalité dépassait toujours la fiction, mais jamais, au grand jamais pour le mieux.  Ainsi, une funeste tragédie nous guettait toujours. Esti! Leloup avait raison! Le monde était à pleurer. Je contenais malgré tout mes larmes, de peur,  qu’elles soient de sang.






jeudi 2 février 2012

C'est arrivé près de chez nous.




La dernière fois que je suis venu ici, l’automne faisait rage mais pas autant que moi. En sortant, j’ai claqué la porte en oubliant l’adresse. J’ai déambulé dans la blogosphère, dans la toile puis, sans m’en rendre compte je me suis égaré. Je suis disparu. Victime d’un sombre magicien. Pouf! Zou! Disparition.

Certains s’en réjouissaient. D’autres s’en inquiétaient. Certaines en pleuraient même. On me croyait prisonnier d’affreuses ogresses pallophages. On m’imaginait au frais à l’horizontal dans un frigo de la rue Morgue. On me souhaitait peut-être même brûlant dans les flammes de l’enfer… Nada! C’était presque pire!

Je divaguais plutôt sur une ennuyante mer sans vague. J’errais. J’ai erré, plus perdu qu’un petit poucet, plus stupide surtout.  Je suis devenu un itinérant, un sdf du web, un hobo de la toile,  je sautais d’un lien à l’autre, en hurlant comme un Zombie-Tarzan. M’manquait plus que Cheetah mort-vivant…

Enfin, après des mois d’errances que je n’ai pas vu passés, je ne savais plus du tout où j’étais, dans le néant, loin de la blogosphère, flottant dans l’immense vacuité du web. Parfois, aux hasards de mon itinérance virtuelle, je traversais parfois mon quartier,   je passais près de mes blogs préférés sans reconnaitre le voisinage, sans retrouver le chemin du mien, ayant oublié ma maison.

Cependant, je te confirme que  se perdre,  ça ouvre l’appétit. Ainsi au détour d’une rue, je me suis dirigé vers l’épicerie, celle où le Président choisit les produits. J’y cueillais quelques denrées pour me sustenter. Arrivé devant les frigos des produits laitiers, dans la vitre sale, souillée de lait caillé, j’ai vu mon reflet. Mon visage me rappelait vaguement quelque chose… Puis prenant un carton de lait, j’ai vu le même visage que celui refléter par la porte de verre. Accompagnée du logo de ton blog favori, une adresse affichait ses criardes couleurs sous la photo, puis ce message : la clé est sous le paillasson, fais comme chez-toi. J’éclatai d’un grand rire flashgordonien. Ne faisant, ni une ni deux, je payai mes emplettes pour courir jusqu’ici.

Wow! Rien n’avait changé. Une douce musique abrasive électrifiait l’atmosphère  alors qu’une suave odeur de bière se mariait aux aromates de la révolte. Dans ce décor aussi futile qu’existentiel, le comique côtoyait le tragique.  Pour tout dire Flash Gordon contre-attaque était un authentique foutoir. Mais à ma grande joie,  c’était mon refuge, mon repaire, mon antre et j’y restais, reste et resterai pour ton plus grand plaisir. Je t’embrasse! Ne sens-tu pas ma langue?  Yéa! 



















dimanche 19 septembre 2010

Exorcismes de style!




L'inspecteur sans épingle a eu la joyeuse idée d'organiser une fête de l'écriture! Il y a une fête, je me lance! Je te prépare une surprise et un rêve, ils mijotent sur le feu! Attention chaud devant. Vive les exorcismes de styles!






Crisse que la littérature est magique! Je retourne à mes exorcismes! Raymond Penaud je t'embrasse!











mardi 7 septembre 2010

Intersection de nerfs à vif.


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Jeudi dernier, j'avais les nerfs en boule. Le monde entier me tombait sur les nerfs. J'étais à bout. Tanné d'être pogné dans la chaleur et l'humidité accablante. Écrasé, j'étais. C'est pas le pire. Je me sentais prisonnier de ma vie et d'un Québec de marde. Englué dans le marasme ambiant d'une société qui s'embourbe dans sa propre matière fécale. Une couleuvre qui se mange la queue pis qui la chie en se roulant dedans. À 350 c’est épique et tragique surtout quand le facteur humidex distribue généreusement son humidifiant courrier atmosphérique. Englué , je baignais dans l'air québécois surchargé comme un poids lourd.



Cette glu existentielle s'incarna à l'intersection des rues Rachel et Dézéry. Le gris du ciel m'écrasait comme l'oppressante humidité accompagnée de la chaleur qui accablait tout le monde. Je me dirigeais vers l'épicerie, j'attendais le feu ti bonhomme blanc pour traverser la rue Rachel. Là, cette intersection de nerfs à vif m'a sauté au visage. Montréal était à cran, je n'étais pas le seul au bord de la crise de nerfs.


Un cycliste brûla le feu rouge en invectivant un automobiliste qui l'avait imité. Un chauffeur de camion klaxonna pour que la jeune conductrice à verres fumés qui se maquillait devant son véhicule démarre au feu vert. Comme une femme à barbe du dix-neuvième siècle, une naine lesbienne aux petits seins suants attendait d'être recruté par le Cirque du Soleil alors que l'Impopulaire Caisse me narguait et que la SAQ me réclamait mes impôts volontaires et que le Président voulait me vendre ses estis de choix à la con. J'eus un haut le cœur, la sueur me coulait entre les fesses, je sentais l'air malsain me coller à la peau, la poisse ne me lâchait pas comme une merdique mélasse québécoise...


Le Québec se trouve a une intersection, comme la mienne, il colle, il jamme, il adhère, s'embourbe et s'englue dans une impertinente et inutile Commission Bastarache. Combat de coq où les deux principaux protagonistes semblent aussi menteur l'un que l'autre. Soudain, une flatulence, un gaz titille les narines du bon citoyen, les gaz de schistes sentent mauvais. Politiquement et socialement le Québec prend l'eau tel un sous-sol pakistanais. L'industrie de la construction se bricole toujours des comptes en banque. Bref, il fait chaud et humide et les bobettes du Québec lui colle à la craque de fesses. Tout baigne! Esti! Le monde entier me tombe sur les nerfs et le Québec en est la porte d'entrée!










J'ai de la haine dans ma bedaine! Mais, je me soigne!