lundi 29 juillet 2013

Mes Frères Sisters.










Pendant mon absence, je n’ai pas que combattu des zombies, le spleen et la bêtise humaine.  J’en ai aussi profité pour lire. Un peu comme pour l’orgasme,  le sommeil et l’hygiène dentaire, il ne faut pas sous-estimer les bienfaits de la lecture. La littérature et la musique m’ont sauvé la peau plus d’une fois, voilà pourquoi je veux te partager ma dernière lecture. Jouissive, reposante et rafraîchissante! Yéa!



Les frères Sisters est une époustouflante aventure western! Bon, je sais. Je suis en retard. Ce livre date de 2012!  À ma décharge, je dois te confesser que,  lorsque tout le petit monde des médias québécois se pâme pour un livre, un film ou un artiste, j’ai tendance à fuir. Heureusement, autour de moi, mes amis n’ont pas cette vilaine habitude. Ainsi, mon amie PetitLoup et son beau Gregounet me l’avaient chaudement recommandé tout en me le prêtant amicalement. (J’abuse un peu des adverbes. Ça m’arrive.) Donc, j’ai lu ce roman avec grand plaisir.



Revenons donc au roman, c’est la palpitante histoire de deux frères qui mènent une affaire pour le Commodore. Comme si des Vladimir et Estragon trash-western partaient pour une chevauchée sauvage au lieu d’attendre Godot. Nos deux lascars ont la fâcheuse habitude de légèrement s’imbiber d’eau-de-vie. Paradoxale habitude, si l’on considère qu’ils sèment des morts sur leur route. À prime abord, ça peut sembler un peu sanglant, mais l’un des deux frères traverse une crise existentielle. Puis disons-le, tous les questionnements de cet anti-héros ont trouvé écho dans le cœur de ton blogueur d’amour. Bref, je te souhaite de lire cet étonnant et puissant roman.



Tu pourrais lire ce roman de Patrick Dewitt joliment traduit aux éditions alto, avec du Johnny Cash pour trame sonore. Hop! Un Johnny! Un whisky! Une page! Yéa! 










dimanche 28 juillet 2013

Résurrection intemporelle ou de l'importance de troquer le jambon pour des lucioles.



Flash est de retour, pour le meilleur et pour le pire. Yéa!





Cet été, tandis que tu es attablé sur une ensoleillée terrasse et que tu sirotes une sangria glacée  avec maman, une bière fraîche avec papa en te demandant ce qui cloche  sur la toile, dis-toi que ce bon vieux Flash détient encore la solution à ton problème virtuel. Je sais, je sais, neuf mois, c’est long!  La blogosphère te paraît bien moche, morne et mièvre quand je n’y suis pas. C’est normal,  la réalité est une illusion due à un manque de Flash Gordon. Laisse-moi te raconter ce qui m’est arrivé. J’ai ressuscité la fin de semaine de Pâques. La résurrection reste toujours chic et de mise pendant le week-end pascal. Ainsi, à la manière de Jésus, j’ai vu la lumière au bout du grand tunnel. Prends-toi à nouveau ton breuvage préféré et lis attentivement ce qui suit. Gâte-toi!  Je suis le soleil estival, rien de moins qu’un rayon qui illumine ta vie. Mets de la crème solaire,  embrasse ma mère, phoque mon père,  pis check ça!


Donc, une feuille encore plus humide que morte ballotait au vent. Sa froideur enneigée me chatouillait le bout du nez. Je me réveillais doucement. La neige tombait. J’étais au centre du parc, recouvert d’une neige encore plus lourde qu’humide. Un vent léger soufflait. C’était sombre et gris.  Je me demandais ce que je foutais là. Je me secouais la tête comme pour me remettre les idées en place. Pourquoi étais-je au centre du parc, mouillé, souillé de neige aussi fondante que puante?  Je me relevais doucement. J’avais de la difficulté à me tenir debout mes chevilles tremblaient sous mon poids. Alors que je me rendais compte que je portais un costume de fée irlandaise, je me suis rappelé. Les réponses sont arrivées tardivement dans le frisquet printemps de mes idées ensevelies.


Je m’étais légèrement endormi dans le parc par une belle soirée d’Halloween arrosée. J’étais allé fêter dans un bar. Je m’étais même déguisé en aguicheuse fée irlandaise. J’avais embrassé tout ce que l’établissement licencié comptait de femmes, même celle qui portait la barbe. Il faut dire que j’avais fait fureur avec mon déguisement. Mon chapeau vert, bien planté sur ma perruque rousse me donnait fière allure, mes yeux de feux bleus avaient embrasé autant de cœurs que de culottes. Ce n’est pas pour t’émoustiller cher lecteur, mais ma moulante robe verte mettait en valeur mon joli cul de blogueur. De plus, mes faux seins donnaient l’impression qu’ils allaient faire exploser le joli trèfle vert émeraude qui recouvrait mon opulente poitrine  qui rappelait vaguement celle de Cindy. D’ailleurs, c’était bien parce que ma belle lesbienne d’amour m’avait broyé le cœur que je m’étais lancé corps et âme dans le travestisme et la surconsommation d’alcool, à tel point que j’avais dormi près de six mois dans ce sombre parc. J’étais rien de moins que le beau au parc dormant!


Pendant que je rêvassais que j’étais une belle princesse virile, le jour cherchait à fuir. Un vent frisquet soufflait de plus bel. Crisse! C’était une vraie journée de Pâques : grise, froide, menaçante, apocalyptique.  Une journée de mort, pas de résurrection! D’ailleurs à Pâques il y avait toujours une macabre odeur de mort qui flottait. Ce jour, où je me suis réveillé ne faisait pas exception à la règle. Le souffle putride d’Éole balayait les feuilles mortes et les détritus que la fonte des neiges dévoilait. Transportée par le vent, l’odeur envahissait me narines. Pouah! Quel morbide et infect parfum!

Il me semblait cependant que l’odeur était plus prégnante et puissante que d’habitude. En plus, la senteur était accompagnée d’une clameur. En effet,  de rauques et agressifs cris résonnaient dans la fuite de la lumière. Les sons semblaient se rapprocher, tout comme leurs partenaires, les effluves mortuaires.


Crénom d’un crisse ressuscité du calvaire! Ces cris et ces effluves apocalyptiques n’étaient pas que le simple fruit de cette sale fête religieuse. Non! Lorsque je relevais la tête pour voir d’où venaient les vociférations malodorantes, je les ai aperçues : Toutes mes ex-blondes ! Dans la pénombre envahissante,  elles avaient encerclé le parc et elles s’approchaient agressivement de moi. Mes ex s’étaient apparemment transformées en zombies, leur peau était tour à tour grisâtre et verdâtre, elles marchaient lentement en grognant. C’était une terrible vision! Tous ces cœurs que j’avais brisés revenaient me hanter! Mes chevilles se sont mises à trembler et ce n’était pas dû aux verts talons hauts.


Pour la première fois de ma vie, j’avais peur! J’avais beau être un travelo alpha, j’avais la chienne! Mon cher  lecteur aussi avisé que cultivé, tu n’es pas sans savoir que les zombies se nourrissent de chair humaine et particulièrement de cerveau humain. Or, les mauvaises langues le disent, le cerveau d’un homme est logé dans son membre viril. Ainsi, malgré mes oripeaux féminins, j’étais un mâle à part entière. Par conséquent, j’avais peur de me faire bouffer la trique par toutes mes ex devenues zombies. Il arrive parfois que l’action la plus brave et sensée qu’un homme puisse poser soit de prendre ses jambes à son cou, ce que je fis sans attendre mon reste et abandonnant mes escarpins verts.  Entouré, je courus donc vers le centre du parc, là où aucunes zombies n’étaient encore arrivées.  Sans que je ne l’aie vu avant, j’aperçus un néon rouge qui clignotait : SORTIE.  L’affreux néon clignait au dessus de l’entrée d’un sombre tunnel. 


Je dois te confesser que j’ai parfois la sinistre impression que ma vie est un dessin-animé. Le bonheur Roadrunner échappe toujours au coyote Flash, qui survit à toutes les chutes, les pierres et les explosions...


RRROUAARRRRR! Un hurlement effroyable me sortit de ma rêverie. J’empruntai le tunnel pour échapper à mes poursuivantes. Je courais à en perdre haleine comme si ma vie en dépendait. Puis, une lueur apparut au bout du tunnel. Ton ami Flash s’enveloppant de lucidité brutale avait toujours tendance à penser que s’il y avait une lumière dans un tunnel, c’était qu’un train arrivait pour l’anéantir. Mais, je préférais courageusement me faire écrapoutir par un train que de me faire dévorer par mes ex qui hurlaient toujours. Je continuais donc à courir vers cette salvatrice illumination.

Aveuglé, je fonçai malgré tout tête première dans la lumière. J’atterris lourdement sur le sol. Sonné, je me relevais pour tomber nez à nez avec le Lutin qui tenait la main à un vieux bonhomme. Ce cher Lutin s’exclama :

-  Salut Flash, écoute Flashshshsh, je te présente mon ami Jodo. Il est un peu capoté, mais comme tu le sais la folie est la mère de toutes les sagesses.

En terminant, sa phrase mon fils lâcha la main du vieux qui se mit à s’agiter furieusement comme si une mouche nucléaire l’avait piqué.

- Tu ne dois pas rester dans la souffrance! C’est une couche de ton cerveau infantile qui t’empêche de vivre la réalité. Ça suffit! Enlève ta souffrance comme une veste, puis crée avec ta merde!

Jodo avait dit tout ça en gesticulant tel une vitale luciole. Sans mot dire, le vieux barbu halluciné monta dans une locomotive que je n’avais pas vue.

- Enlève ta veste de souffrance! Cria-t-il.

J’enlevai ma veste et lançai ma souffrance à Jodo qui avait mis la casquette du conducteur de train. Il l’attrapa et la projeta dans la chaudière. La locomotive se mit en branle et s’enfonça dans le tunnel par lequel j’étais arrivé.

- Viens papa, on va cultiver des pommes. Dit le Lutin qui alla s’asseoir à son piano. ‘’Assis-toi!’’  Termina-t-il en pointa la chaise devant l’ordinateur qui lui faisait dos. Je m’exécutais sagement. Le soleil brillait une douce brise soufflait. Le Lutin jouait une pièce aussi énergique que joyeuse. J’écrivais au rythme de sa musique. Nous pianotions,  installés à nos claviers respectifs. Ainsi,  nous faisions pousser des pommes. 







Trame sonore d'une jouissive résurrection.



Des commentaires? Des insultes? Tu sais ce que tu as à faire. 



vendredi 12 octobre 2012

Du sperme et du sang.






Au début du mois d’août notre bon Premier Sinistre, l’infâme John James, déclenchait des élections. Sur fond de crise étudiante, de crise sociale rapidement évacuées  du débat politique, le Québec allait aux urnes. Or, depuis le début de cette estivale campagne électorale, ton blogueur favori a tâté du cynisme de ses compatriotes. Il était gros! Impressionnant! Empruntant les largesses du tour de taille du bon Docteur Barette, que dis-je, aussi gros et hypertrophié que l’égo de l’incorruptible Duchesneau, le cynisme s’exprime souvent à travers un tollé au boycott du vote. Cet appel prend souvent la forme d’un slogan anarcho-végé-tantrique : Élections piège à cons.


Pardon!?!? Hein!?!?!? Ouate de phoque!?!?!?! Les choses étant ce qu’elles sont, ma vie étant la mienne, remplie de bruyant show ponque-croque, d’utilisation abusive de casques d’écoute,  mon ouïe n’a plus l’acuité qu’elle avait,  de sorte que la première fois que ton blogueur d’amour a entendu le dit slogan, il a plutôt ouï : Érections pièges à cons.  Les jokes de pipi, caca, foune pouette m’ont toujours fait rire. Celle-là encore plus, vu que ce bon Stephen Harpeur prononce toujours érection au lieu d’élection, à croire qu’il fait une fixation sur les bandaisons.  Ceci étant écrit, cela étant lu, laisse-moi donc te raconter ma journée d’élection ou d’érection…


Le soleil brillait de tous ses feux. J’étais grognon. J’en avais assez du soleil, de la chaleur, de la sueur, alouette! Quoi qu’il en soit, je me résignais à aller faire mon devoir de bon citoyen. Je détestais cette idée de devoir et de responsabilité. J’ai toujours voté dans la joie et l’expectative de voir ce qui arriverait. Un peu comme quand tu fais un mauvais coup pis que t’as hâte de voir le résultat.  C’était donc avec l’espièglerie au cœur,  que d’un pas allègre j’allais enfin être un bon citoyen!


Irradié par les rayons de l’astre de feu, j’arrivais énergisé à l’école primaire où se tenait l’élection dans le comté d’Hochelaga-Maisonneuve. Un gentil  bénévole m’a accueilli  en souriant. Une longue file d’électeurs empruntait l’escalier de terrazo  jusqu’au cœur de l’école,  siège des émotions démocratiques. Soudain, au bas du palier un autre bénévole à moustache a crié, 69! Bureau 69! Bingo! Bingo! Ai-je répondu gaiment. Par ici, monsieur. Je passais devant tout le monde suivant les indications du moustachu qui me dirigeait vers la table 69.

Une curieuse odeur de renfermé mêlée à celle des  sueurs politiques flottait dans le gymnase, la poussière virevoltait dans les airs, la table 69 m’attendait au fond de l’aire de jeu. Baignée par la lumière, radieuse, arborant un chandail à tête de loup déformée par une opulente poitrine et portant fièrement sa coupe de cheveux asymétrique rappelant vaguement les infernales  années 80,  Cindy la plantureuse et  angélique  lesbienne briseuse de cœurs souriait béatement. Parlant cœur, le mien venait frapper le carré rouge que la scrutatrice d’Hochelaga m’avait tatoué en avril. Pour être franc, il n’y avait pas que ma vieille pompe à hémoglobine qui s’activait. Bien que converti  à l’ascétisme et  aux vertus bouddhiques du punk, je sentais mon infâme membre viril qui pulsait dans mon slip trop troué.  


Arrivé devant cette satanée table, j’ai présenté mon carton d’électeur et une pièce d’identité. Tandis que ses collègues vérifiaient que j’étais bien l’humble Flash Gordon que j’étais sur la liste. Nos regards se sont croisés. En fait, ils ont fusionné dans un arc électrique seulement visible par nous. Shazzzzam! Alors que Germaine me tendait mon bulletin de vote, je ne quittais pas Cindy des yeux. Je me retrouvais derrière l’isoloir. Je dépliais mon bulletin de vote. Merde! Je n’avais pas pris l’esti de crayon officiel! En plus, j’étais finalement bandé comme un bouc. En fait, cette érection prenait tout l’espace disponible dans mon bermuda cargo, à tel point que je craignais qu’elle s’en échappe! La peur au visage j’ai sorti ma tête de derrière l’isoloir. Pssit! Pssit! Pssit! Cindy! Ma belle Cindy passe moi un crayon s’il te plaît, ai-je innocemment supplié. Sans le vouloir, je venais de déclencher une série d’événements qui rendraient à tout jamais mon exercice du vote lubrique, érotique et erratique.


L’expression érection piège à cons allait prendre tout son sens. Ma lesbienne végétarienne préférée s’est levée pour me donner de quoi faire des beaux X. Son sourire coquin accroché à ses lèvres pulpeuses et ses yeux bleus luxure venaient de m’achever. J’étais une érection! Bâton de dynamite au bord de l’explosion. J’ai pris le crayon mes doigts frôlant ceux de ma divine Cindy. J’étais sur le point de m’évanouir lorsqu’elle m’a posé cette simple question en portant son regard lubriquement affamé  sur l’origine de mon malaise. Es-tu content de me voir ou t’es juste bandé de voter? Pour toute réponse j’ai voté pour le candidat debout et orangé puis j’ai déposé mes lèvres contre les siennes en m’agrippant à la tête de loup de son chandail.  La suite serait épique, rien de moins.


En moins de temps qu’il ne le fallait pour égrener un chapelet un soir d’érection, Cindy avait libéré mon vit au gland turgescent pour le branler vigoureusement un peu comme ces travailleuses asiatiques exploitées qui vérifie les vibromasseurs à sonnettes en les secouant énergiquement. Après avoir dégrafé son soutif pour pincer ses mamelons pour lui prouver qu’elle ne rêvait pas, je relevais la jupe de ma compagne. Quelle drôle d’idée! Elle portait une tite culotte! Au point où j’étais rendu ce n’était pas une petite barrière de textile qui allait m’arrêter…  J’écartais donc la culotte aux têtes de morts. Du bout des doigts, je sentais la chaleur et la moiteur du sexe de ma végétarienne d’amour. Cindy s’est alors penchée, puis appuyée sur la table derrière l’isoloir. Mon  gland toujours turgescent se trouvait sur le bord de cet antre humide de plaisir. Elle a cambré les fesses et d’un coup de hanche plutôt rock, je l’ai pénétré profondément. Mon vit s’est enfoncé dans son con. Je continuais à rocker des hanches. Mon pieu entrait et sortait dans un pervers va et vient. Je commençais à comprendre l’expression piège à con alors que Cindy gémissait animalement.  Ma tête dépassait de l’isoloir et je m’activais,  toujours à soulager mon érection dans le con de cette curieuse fille aux cheveux de feu. Il y avait du sport! Yéa! On a beau dire mais quand on se fait aller la trique dans un con bien juteux, ça devient aussi excitant que sportif. L’isoloir était tombé. Je continuais à besogner Cindy résolument, ce faisant j’avais attrapé ses généreux seins pour lui en titiller les bouts. Elle s’agrippait à la table. J’ai envoyé un clin d’œil à ma compagne. C’est à ce moment là que j’ai remarqué qu’autour de moi ça s’activait solide aussi.


Le moustachu embrassait Germaine à bouche que veux-tu tout en malaxant sa poitrine! À la table d’à côté les deux scrutateurs avaient dégainé leurs verges et s’astiquaient mutuellement le manche. À l’entrée du gymnase, je voyais une gang de libéraux s’activer sur des électeurs. Je peux t’affirmer qu’ils étaient libéraux car ils enculaient les votants sans lubrifiant. Plus loin, des péquisses les imitaient ajoutant seulement un peu de beurre du Québec. Ça c’était du vote stratégique! Deux caquisses à casque s’adonnaient à un 69 que n’aurait pas renié leur comptable de chef. Des gémissements, des cris, des bruits lubriques, des pops, des zoukezouks s’élevaient dans Hochelaga-Maisonneuve. Cette symphonie sexuelle devenait la trame sonore du vote. Dans un coin, ça forniquait, dans l’autre on s’embrassait. Il n’y avait pas à dire,  les érections attiraient les cons pour le meilleur et le pire de la démocratie québécoise.


Je faisais corps avec Cindy. Mes mouvements étaient siens, mes mains étaient seins. Nous ondulions de plaisir. L’excitation atteignait un point de non-retour. Nous explosions! Dans un cri conjoint de jouissance, mon vit emplissait de semence le con de ma partenaire. Puis, c’était la queue encore dégoulinante que je déposais mon bulletin de vote dans la boîte. Sous la table, emboîtés l’un dans l’autre, le moustachu et Germaine s’amusaient ferme.  J’embrassais Cindy en m’excusant pour mon piège à con. Je traversais le gymnase enjambant des couples, des trios, des familles politiques et de fiévreux adeptes de l’onanisme. Dans l’escalier on se bousculait, tout le monde voulait jouir de la démocratie. Fraîchement converti aux joies du punk bouddhisme, je quittais l’école avec le sentiment d’avoir plaisamment fait corps avec ce que la démocratie québécoise avait de mieux à m’offrir. Finalement, les anarcho-végé-tantriques avaient raison : Érections piège à cons!


Quelques minutes plus tard, j’arrivais chez moi en souriant comme un dalaï-lama tatoué à crête. Dring! Dring! Dring! Le téléphone ne cessait sa plainte qu’au moment où je décrochais le combiné. C’était mon amie Petit-Loup! Je l’invitais à regarder la soirée électorale. Elle serait sportive! C’était sûr! Les diseuses de bonnes aventures, les sondeurs, les prophètes, les oracles et tous les journalistes et journaleux le prédisaient.


En début de soirée,  Petit-Loup est enfin arrivée. C’était toujours un plaisir immense que de la côtoyer.  Nous avons débouché une bouteille de gros rouge qui tache pour agrémenter cette soirée électorale. Crisse qu’on était festifs! Yéa! Assis sur ma spacieuse terrasse, Petit-Loup en grillait une et nous regardions les volutes de fumée en discutant de nos préférences en matière de couleurs électorales.  Soudain, ma Sympathique Voisine, attirée par notre brillante conversation, s’est jointe à nous.  Comme un trio d’analystes politiques nous avons donc continué à spéculer sur l’issue de cette journée électorale. Un dingue dong est venu me couper la parole. J’allais ouvrir la porte au livreur de pizzas. Je soulageais le pauvre homme de son fardeau en le payant alors qu’il prédisait une victoire de Fanfois Lego et de ses ti casques. Je racontais l’anecdote à mes deux compagnes tout en leur servant de la chaude pizza.


Après avoir dévoré notre pizza livrée par le petit cousin intellectuel de Gérard Deltell, nous sommes passés au salon, non sans avoir rempli nos verres de vin. Patrice Roy n’avait pas la voix, le flegme et le sex appeal de Bernard Derhum’n’coke, mais Petit Loup comme Sympathique Voisine n’en avaient cure puisqu’emportées sur une discussion sur le choix de société qui s’offrait à nous tous. Pour ma part, tant qu’il y avait du vin je considérais qu’il y avait de l’espoir.

De l’espérance il y en eu, alors que nous étions retournés nous aérer sur ma terrasse la pluie s’est mise à tomber. Cette pluie que nous n’avions pas vue de tout l’été me semblait aussi purificatrice que cette élection à la con. J’avais la futile et naïve impression que cette averse nettoierait ma belle Province. De purification, elle avait désespérément besoin. Donc, la pluie tombait et abreuvait enfin la terre desséchée. Parlant sécheresse, nos gosiers déshydratés réclamaient leurs doses de liquide, je remplissais nos verres et nous nous sommes tous retrouvés devant le téléviseur à regarder tout autant que commenter le spectacle électoral. 


Observer les résultats d’une aussi importante que symbolique élection à la télé c’était une balade en montagne russe émotive. Nous sommes montés dans les hautes sphères euphoriques de la joie à l’annonce de la victoire d’Amir et Françoise.  Puis, une effrayante chute nous a terrorisés chaque fois qu’un caca caquisse gagnait. Un réconfortant soulagement nous enveloppait quand un péquisse plantait un libéral. L’impression de déraillement offrait une pression constante à ce tour de manège politique. Les hauts le cœur se bousculaient dans nos gorges nouées d’inquiétude. La tendance se maintenait selon Patrice Roy, on aurait un gouvernement péquisse minoritaire. Nous revenions à notre point de départ alors qu’une femme prenait les commandes du manège enchanté qu’était le Québec. Je versais une tite larme comme mes deux invitées. C’était pas tous les jours qu’on avait une Première Sinistre…


Mes invitées ne jouissaient pas, comme leur chaleureux mais plutôt éméché hôte du statut de chômeur. Leurs obligations professionnelles tout autant que les bras de Morphée les réclamaient à grand cri de bâillements émus. Après échange de câlins et de chastes bises, Petit Loup et Sympathique Voisine m’ont donc laissé seul avec Patrice. La pluie tombait de plus belle. L’air était lourd comme les sombres rideaux de velours du tragique théâtre de notre démocratie agonisante


Histoire de digérer les tristes résultats de cette élection, qui avait tout de même donnée 50 sièges aux Libéraux dont il semblait qu’on ne serait jamais tout à fait libérer, je me servais un scotch que j’accompagnais d’une bière solitaire et  solidaire. La télé me montrait une Pauline radieuse qui discourait. Je sifflais mon scotch. Hop là! J’entamais ma douce bière quand deux gars sortis de L’agent fait la farce ont agrippé notre nouvelle Première Sinistre pour la sortir de scène. Leslie Nielsen était pourtant mort depuis 2010! La confusion régnait sur scène alors que Patrice Roy bafouillait aussi bien que ce bon vieux Derhum’n’coke.

La confusion faisait tranquillement place à l’horreur alors que l’on pouvait voir l’arrière train du Métropolis en flamme et que l’on annonçait que des coups de feu avaient été tirés. En fait, on le confirmait tandis qu’Yves Desgagnés arborait son sourire toasté des deux bords. La brillance de ses dents blanches n’ont pas suffit à éclaircir les ténèbres qui enveloppait d’un épais mystère le Québec entier. Soudainement, mon téléviseur montrait un hurluberlu à cagoule qui hurlait : Les Anglos se réveillent! Les Anglos se réveillent! Les Anglos se réveillent!


Pardon!?!? Hein!?!?!? Ouate de phoque!?!?!?! Les Anglos se réveillaient!?!?!?! Z’avaient enfin compris!?!?!? Compris qu’ils sont privilégiés d’avoir des soins de santé, de l’éducation et des services de toutes sortes dans leur langue maternelle.Je rêvais! J’hallucinais! Je fantasmais! Après seulement une heure de gouvernement péquisse à Pauline, ils avaient compris ce que de multiples années de lutte indépendantiste n’avaient réussi. Je jubilais de confusion et d’euphorie dans mon salon. Je dansais une tite gigue de bonheur. Mais,  cela a été de courte durée. J’ai été frappé par la dure réalité. Glou! Glou! Glou! 


Hein!?!?!? Ouate de phoque!?!?!?! Quoi encore!?!?!?  Glou! Glou! Glou!  Le sang coulait. Ce fou clamait le réveil des Anglos alors que le sang coulait. Glou! Glou! Glou! Ce dément était responsable.  Il y avait eu mort d’homme. J’osais espérer que ce n’était pas un réveil sanglant que les Anglos souhaitaient. Le sang coulait. Glou! Glou! Glou! L’hémoglobine engluait à tout jamais dans nos mémoires le souvenir de cette funeste soirée. Ce n’était pas qu’une figure de style. Glou! Glou! Glou!  Le sang jaillissait! Fontaine de sang,  mon téléviseur suintait de liquide rouge, épais, ferreux et froid. Glou! Glou! Glou!   Ça dégoulinait, je ne voyais plus clair. Il y en avait partout. La télé balbutiait dans les globules rouges. J’avais les pieds dans le sang. Le Québec baignait dans le sang. Puis,  je me suis mis à songer que si je te racontais ça, tu me dirais que c’était juste de la délirante littérature. À mon grand désarroi, la réalité dépassait toujours la fiction, mais jamais, au grand jamais pour le mieux.  Ainsi, une funeste tragédie nous guettait toujours. Esti! Leloup avait raison! Le monde était à pleurer. Je contenais malgré tout mes larmes, de peur,  qu’elles soient de sang.






mardi 31 juillet 2012

Il fait le sot en politique!

Mon cher lectorat d’amour, tu croyais que j’étais mort? Pantoute!  J’hibernais. Je te sens à l’affût. Quoi!?!?!? Tu me dis que l’hibernation se fait en hiver. Je suis un animal étrange, m’enferme dans ma caverne quand le cœur m’en dit. Au printemps, à l’été, à l’automne et même en l’hiver! Comme je n’ai rien à cirer des normes et conventions de l’hibernation, je m’y vautre lorsque ça me chante   et surtout m’en sors au gré des stimuli qui titillent mes sens. Ces derniers temps une forte odeur de matière fécale libérale  embaume tout l’air de la belle province. Ainsi, le parfum de la marde m’a joyeusement sorti de ma léthargie! Merci au chat! Je te sens perplexe. Quel chat!?!?!? Pas de litière à l’horizon!  Ouvre bien les yeux, sers toi ton breuvage frais préféré, je t’explique!


Aujourd’hui, le chat est sorti du sac et c’en était un honnête. En effet, il est rare qu’on entende que kekun fasse le sot en politique. Pourtant, ce matin, le gargantuesque Docteur Barrette dont l’égo est proportionnel à son humble tour de taille,  l’a fait. 1, 2, 3, GO! On fait les sots en politique! Hiiii! Ha!


Ça me remplit de bonheur! La candeur et l’intégrité combinées à la bêtise combleront certainement les électeurs de Terrebonne. Faut pas oublier que le bon candidat est radiologiste et président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec. C’est tout simplement fantastique! Un médecin! En plus un de ceux qui fait tourner Hippocrate dans sa tombe! Yéa! De plus, il a de l’expérience!  Il fait le sot depuis longtemps! Toujours prêt à se mettre devant un kodak pour briller de tous les feux de la sottise! Réjouissant! Aussi, comme à son habitude, il défèque sur les omnipraticiens probablement pour permettre aux spécialistes de faire plus de fric. Les pauvres. Quel homme incroyable!


C’est donc sans surprise aucune que je le vois porter les couleurs de la CAQ. Les grands esprits finissent toujours par se retrouver coincer dans la même bécosse intellectuelle, politique et éthique. C’est bien. Ça permet de bien saisir l’essence et la substance de leur pensée qui n’a rien à envier aux déjections que tu te plais à laisser tomber au cabinet d’aisance.


Loin de moi l’idée d’influencer ton vote. Non! Je t’invite seulement, à tout le moins, à aller voter.  Fais ton x du côté où tu sentiras moins le caca… J’espère que les vents souffleront du bon côté le 4 septembre prochain. En attendant, je t’offre de la meuzik pour agrémenter ta réflexion politique.