mardi 28 juillet 2009

Un blogueur nommé désise.






Elle me regardait, plutôt me fusillait de son regard de plomb. Je ramassais mes effets personnels, les foutant dans mon sac à dos. Je l'observais du coin de l'oeil: les bras croisés, les yeux humides. Je n'avais qu'une envie la serrer dans mes bras, l'apaiser contre mon large torse. Essayer de lui faire sentir qu'elle n'était pas responsable. J'aurais souhaité qu'elle comprenne... Elle explosa!


- J'te connais pas! T'es juste un esti de trou de cul! Pars, va t-en... Décrisse! Décôlisse!



Pantois, abasourdi, sonné, détruit, je quittais sans demander mon reste. Elle ne me connaissait pas. À la lumière de sa colère, je vis poindre dans l'horizon de mes connaissances, de mes amitiés un triste constat. On ne me connait pas.










6 commentaires:

  1. A force de se préserver sous un masque, de se protéger sous la carapace d'un héros, on oublie l'essentiel : la vision et la perception de l'autre sont complètement déformées ! Incontournable retour des choses, triste retour à la réalité.On ne connaît de toi que ce que tu laisses paraître...

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  2. Je ne porte pas toujours un masque! C'est comme lorsque j'écris, je fais confiance à l'intelligence et à la sensibilité du lecteur. Il en va de même pour rencontrer l'humain derrière l'irréductible et indestructible Flash Gordon.

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  3. Et je le répeterai inlassablement, on ne peut te connaître mais faire l'expérience de toi. N'est-ce pas merveilleux Monsieur Gordon?

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  4. Oui! C'est merveilleux chère Rouge.

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