mardi 13 août 2013

Écrit de jeunesse.





Dessin de jeunesse


Sois indulgent avec moi. Je t'offre ce soir un divertissement vintage. Un texte de jeunesse paru dans un obscur journal étudiant. Gâte-toi. C'est de la bombe. Yéa!


Le pigeon ou quand les phallus s’en mêlent

            Raoul Rouillard était court sur patte.  Son torse bombait de surprenante façon.  Malgré ses vingt-trois ans, ses cheveux grisonnaient.  Il les peignait et lissait vers l’arrière.  En regardant son visage, on tombait sur un petit nez et de maigres joues, on remarquait surtout ses yeux enfoncés et rouges.  Le tatouage sur son avant-bras représentait la terre autour de laquelle tournait un pigeon.  Il conférait à Raoul un air de dur.  Raoul se déplaçait avec aisance et grâce.  De plus, si on l’observait longtemps, on sentait qu’il s’envolerait.

            Il habitait un logement d’une pièce et demie.  Une odeur de friture flottait car à l’instar des pigeons, Raoul se nourrissait exclusivement de frites.  La demie était un cabinet d’aisance fort exigu.  La pièce devenait tour à tour sa cuisine, son bureau de travail et son baisodrôme.  Sur le sol, le divan lit, la table, au cabinet on trouvait ses bouquins ornithologiques.  Quelques romans trônaient sur la radio.  Parmi ceux-ci, on remarquait La revanche des phallus.  Ce livre lui avait été offert par sa petite amie.  Petite convenait particulièrement à Colombe.  Elle était naine.

            Raoul et Colombe se fréquentaient depuis deux ans.  Ils s’aimaient profondément.  Pour Raoul, les yeux verts de sa copine évoquaient des émeraudes, ses cheveux blonds des fils d’or.  Il adorait tellement Colombe qu’il avait cessé de voyager.  Ils étudiaient tous deux à l’université.  Colombe terminait un doctorat en sexologie.  Sa thèse portait sur « Le cunnilingus et la fellation chez les petites personnes. »  D’ailleurs, Raoul s’était soumis à certaines de ses expériences.

            Il tentait aussi de mettre fin à sa thèse « L’euthanasie chez le pigeon voyageur en captivité. »  Sa recherche piétinait tel un pigeon devant une frite.  De plus, l’université arrivait à lui insuffler un dégoût pour l’ornithologie.  Les théories universitaires s’éloignaient, selon lui, de la réalité.  Il baignait malgré cela dans le bonheur, et ce, grâce à l’amour de Colombe.

            Le malheur, fiente de pigeon s’écrasant sur le sol, frappa sa vie.  Colombe mourut.  La syphilis ne pardonnait pas.  Il n’en fallait pas plus.  Raoul leva les feutres, il quitta tout.  Il sauta dans sa guimbarde.  Il n’emmenait que certains vêtements et un roman La revanche des phallus.  Raoul se dirigeait vers le pigeonnier.  Il se trouvait dans un laboratoire à l’université.

            En arrivant sur les lieux, il entra dans le labo et reçu sur le tatouage une énorme fiente pigeonnesque.  Raoul Rouillard compris l’euthanasie chez les pigeons.  La cause : la captivité.  Le chat sortait du sac au moment où la matière fécale toucha son épiderme.  Trop tard, il pensa à Colombe.  Désespoir.  Il s’empara de la mangeoire pleine de frites ondulées et la lança de toutes ses forces dans la lucarne surplombant le pigeonnier.  En éclatant, elle lui rappela le premier baiser donné à sa douce Colombe.  La lucarne se dispersait dans le laboratoire, en milliers de morceaux de verre.  Les pigeons s’envolèrent vers le Burkina Facho, la Roussie, l’Astralie, l’inévitable Bindansdesh, le Sauce Chili, la Norvedge, la Syldavie, le Bongo, l’Ingre, le Grésil, la Mondolie, le Kénada, le Lichtonstime, etc...  et même chez le Capitaine Poulet pour goûter ses excellentes frites dont Raoul leur avait vanté la saveur.  L’euphorie des pigeons était contagieuse.  Elle s’empara de Raoul.

            Il conduisait sa guimbarde.  Une voiture brune et rouillée.  La radio de l’auto crachait les larmoiements d’Édith Paf.  Elle ne regrettait rien.  Raoul aussi.  Cependant, un curieux mélange de postillons et de larmes mouillait ses vêtements.  La radio l’aspergeait.  La revanche des phallus reposait sur le tableau de bord.  Raoul se dirigeait vers l’Urope.  Il y rêvait depuis quelques temps.  Pour s’y rendre, il devrait traverser le PONT.  Hé oui!  Il chevauchait l’océan entre New-Yark et Tarochelle.
            Il dormait en conduisant, alors, sa voiture gardait mieux la route.  La radio vomissait comme une truie.  La banquette dégoulinait de vomissures biliaires des plus fétides...  La circulation devenait de plus en plus dense et danse.  Les indications routières affirmaient qu’il approchait de Big Ape.  Il n’en croyait rien et débuta la lecture de La revanche des phallus.

            Un phallus était un être à mi-chemin entre l’homme et le pénis.  Sur sa tête, le gland, s’ouvraient deux yeux vitreux.  Entre eux, sa bouche, l’urètre, souriait toujours verticalement.  À sa base, jonchait un petit nez retroussé.  Au milieu du membre, s’animaient deux mains.  Sans bras.  L’être marchait grâce à ses testicules faisant office de jambes.

            Une tribu de phallus vivait donc dans le désert.  Mais une épidémie de syphilis tua les femelles.  Dick, le chef, devait prendre une décision.  Oui, la tribu des phallus partirait pour rechercher les cavernes enchantées des légendes phalliques.  Quelques heures plus tard, ils quittèrent le village, Dick en tête de peloton.

            Suite à trois jours de marche dans le désert, les phallus arrivèrent devant une grotte.  Elle nichait à la base d’une dune immense.
-Qui m’aime me suive! gueula Dick.
Les phallus s’engouffrèrent tous à la suite de leur chef.  Ils aimaient et respectaient tous Dick.  Ils le suivraient partout, même dans les fours de l’enfer...  l’obscurité, où ils étaient plongés, évoquait d’ailleurs ces ténèbres.

            Raoul Rouillard cessa sa lecture. Il roulait sur la quarante deuxième rue, en plein cœur de New-Yark! Il n’avait pas entendu les klaxons et les moteurs des autres véhicules. Il n’avait pas vu les impressionnants buildings et surtout, Raoul n’avait pas senti les hot-dogs. Il décida de s’arrêter à une station service. Il y bouffa des frites vinaigrées comme sa vie. Il vit dans sa mémoire torturée le regard d’émeraude de sa belle.
Cette pensée sonna l’appel de l’Urope.

            Il partit. Il se dirigea vers le pont. Soudain, il apparut. Long ruban de béton perpétuel flottant au dessus de l’océan. Sa voiture brune l’emprunta. La radio gardait silence. Comme ses pigeons Raoul Rouillard allait quelque part. Dans son rétroviseur, New-Yark, disparaissait. La radio recommença à le doucher de larmes postillonneuses. Évidemment, elles ne regrettaient rien. Les vagues défilaient sous le pont au rythme des pistons de son auto. Des voitures, il n’en croisa pas. Des goélands, des mouettes, des albatros survolaient continuellement le pont. Certains oiseaux s’aventuraient devant la guimbarde, elle roulait tout de même à vive allure. L’esprit d’ornithologue de Raoul frémissait à l’idée de cogner un oiseau. Il se remit quand même à lire.

            Malgré, l’odeur de merde et l’humidité les phallus ne pensaient pas se trouver dans des égouts. Ils se trompaient tous. Ils marchaient dans les égouts de Vladivostok. Cet endroit, seul les rats le fréquentaient et la secte des Lubrifiés. Il s’agissait d’une secte de pédérastes. Ils enlevaient de jeunes garçons et venaient sacrifier leurs jeunes anus dans ce lieu humide. Ensuite, ils immolaient leur victime en priant KY le dieu des lubrifiants. Lorsqu’ils entendirent la tribu de phallus, ils jubilèrent. Des phallus venant à eux. KY avait exaucé leurs prières. Ils s’empressèrent de charger Dick et ses amis.

            Les phallus étaient beaucoup moins nombreux que les pédérastes. Cependant, ils se défendaient bien. De plus, ils combattaient armés d’épées phalliques. Les cris de souffrantes jouissances des pédérastes résonnaient dans tous les égouts de Vladivostok. Il semblait qu’ils prenaient plaisir à mourir sous les coups de Dick et compagnie.

            Les phallus achevèrent les pédérastes. Plus jamais, d’innocents anus sacrifiés au Dieu KY. En fouillant les cadavres, Dick découvrit une carte fluorescente. Un plan des égouts de Vladivostok!

            $@®¥$SCHPOUOUTTRRSSSZZZZ!! La voiture frappa quelque chose. Le bruit sortit Raoul de sa lecture. Il gara sa guimbarde sur l’accotement. La surprise était telle qu’il ne déposa pas La revanche des phallus.   Il sortit de l’auto. Aussitôt, La radio se mit à chier dans le ventilo. La matière fécale vola dans tous les sens  et recouvrit rapidement la banquette.

            Il se dirigea à l’avant de son véhicule. Horreur.
            -Enfer et damnations! Sang et tripes! Pauvre oiseau, beugla-t-il.
            Un oiseau s’imprégnait dans le pare-chocs, le crâne éclaté. Plus encore, en l’observant, Raoul le reconnu. C’était Hubert, le suicidaire. Le seul pigeon dépressif que l’univers ait porté. L’unique représentant neurasthénique de sa race que Raoul ait connu. La mort de l’oiseau lui rappela sa Colombe. Les larmes coulaient bien malgré lui. Il pleurait pour Hubert mais surtout pour sa bien-décèdée. La radio chiait toujours. Puis sous le poids de la merde, le pont défonça. La guimbarde brune tomba dans l’océan. Elle laissa un trou béant là où elle se trouvait. Cet événement ramena Raoul à la réalité. Il n’avait plus de véhicule, mais il désirait toujours l’Europe. Raoul marcherait vers Tarochelle en lisant.

            Grâce au plan, les phallus réussirent à sortir des égouts. Malheureusement, ils débouchèrent sur un désert. Ils n’avaient d’autre choix, continuer leur quête. Ils marchaient toujours vers les cavernes enchantées. Ils avancèrent pendant des jours. Dick et ses amis allaient se dessécher. Ils aperçurent alors, au loin, un oasis.

            Hallucinations, non. La tribu courut vers ce point d’eau. Tout y grouillait de réalité et de vie, surtout les nymphomanes qui l’habitaient. Cette bande de jolies rousses s’amourachèrent des phallus. Elles n’avaient aucune idée sur l’emplacement des cavernes enchantées. À la vue de ces beaux corps, les phallus oublièrent bien vite les cavernes. Elles n’existaient probablement pas. ORGIES. Les phallus crachaient de bonheur. Dick et sa tribu vécurent heureux dans les bras des nymphomanes rousses.
            FIN.

            La revanche des phallus se terminait en queue de poisson. Ce roman demeurait le seul souvenir de sa Colombe. Raoul monta sur le parapet. Il regarda l’océan. Il y lança le roman. PLOUF!
            -Colombe!...
            Raoul Rouillard allait-il s’envoler tel un pigeon?
            Raoul Rouillard allait-il en finir tel un Hubert?

            Non. Non. Il sauta sur le trottoir et continua sa route vers l’Europe. Il rêvait au paradis rencontré par Dick. Il dégaina son pouce et fit de l’auto-stop. Raoul Rouillard souhaitait trouver son oasis.

FIN.




Beer, steers and queers!



Mon cher lectorat, il y a une quinzaine de jours, je ne sais pas si tu as été attentif à ça, mais la presse s’extasiait devant la plus récente sortie du Pape, l’ineffable  Fanfois. La déclaration qui a le plus retenu l’attention des médias est celle à propos de l’homosexualité.  Dans un exercice de transparence totale, selon Jasmin L-L, le bon Papou a déclaré :

‘’Il ne m’appartient pas de juger les homosexuels, y comprit, au sein de l’Église.’’

Tout d’abord, M. L-L est directeur de communications de l’Église Catholique à Québec. Il doit bien être au courant que son employeur a inventé la publicité, les relations publiques pis comme disent les pros de la connerie, le damage control. Ça fait plus de deux mille ans que l’Église boulechite, ça s’arrêtera pas comme ça! Donc, en tout respect, mon cher Jasmin, pour la transparence, on repassera! Rappelle-toi! Lorsque tu consultes un dico pour chercher la définition d’obscurantisme, on te dit d’aller voir église catholique...

Ceci étant dit, revenons à nos moutons et particulièrement à l’agneau surtout celui qui enlève le péché pis avec lequel on se fait de bonnes mergez. En cette matière, le supposé péché,  faut javelliser plus blanc que blanc, or l’Église fait une compétition déloyale à Lavo... Quoi qu’il en soit, j’ai eu envie d’interpeller le Papounet. Hey Franky boy! T’es pas sérieux mon p’tit  bonhomme? T’aurais pas forcé la main sur le vin de messe? En tout cas, tu me fais bien rire. Malheureusement, ce rire est crissement jaune.

Oublions mon rire jaune et posons notre regard sur l’arc-en-ciel. Dans un reportage radio-canadien, la jeune journaliste qui avait bien fait ses classes terminait son topo avec un vox pop dans le Village. En v’là un pour qui ça changera pas grand-chose et v’là l’autre qui déclare candidement : ‘’On va attendre de les voir agir sur le terrain.’’  Phoque! Ça fait un  bon moment qu’ils agissent sur le terrain! En ce sens, je préférerais qu’ils disparaissent du terrain. Z’ont déjà assez fait de mal, allez du balai!

Une autre gang que j’aimerais voir disparaître du terrain de l’intolérance est la Russie. Dans une scène qui n’est pas sans rappeler le tango que dansait Duplessis avec l’Église Catholique, Poutine se laisse dicter par l’Église Orthodoxe une loi moyenâgeuse à l’encontre des gays.  Après ça, vont venir me dire que Dieu est amour... heu... Hello! Tu peux pas savoir comment ce monde-là, me met en tabarnak. Heureusement, la meuzik adoucit les mœurs. Je dédie la chanson qui suit aux églises de toutes sortes, aux bigots de tout acabit, aux hypocrites en tout genre et surtout aux gays et à leurs amis qui aiment danser. Yéa!



Hiiiiii! Haaaaaa!
 





P.S. Dans la Russie de Poutine, ce billet passerait pour de la propagande gay et ton blogueur préféré se ferait bastonner, arrêter et emprisonner. Est-ce ainsi que les hommes vivent?